Le PPRD-Diaspora est monté au créneau avec vigueur après l’évacuation médicale de Emmanuel Ramazani Shadary, transféré vers une structure hospitalière après plusieurs semaines de détention dans des conditions jugées préoccupantes.
Dans une déclaration officielle, la branche extérieure du parti exprime sa « profonde indignation » face au traitement réservé à l’ancien haut responsable politique.
Elle dénonce notamment des restrictions sévères concernant les visites familiales, évoquant des rencontres limitées dans le temps et organisées dans un cadre qualifié d’humiliant, loin des standards d’un État de droit.
Pour le PPRD-Diaspora, cette situation dépasse le seul cas de Emmanuel Ramazani Shadary.
Elle illustrerait, selon lui, un climat politique de plus en plus tendu, marqué par un durcissement du pouvoir envers les figures de l’opposition.
Le parti pointe également certaines décisions judiciaires récentes, notamment la condamnation de Parole Kamizelo, qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression.
Dans son analyse, le mouvement évoque une « répression progressive » des voix dissidentes, s’appuyant sur des rapports d’organisations telles que Human Rights Watch et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, qui documentent des cas d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées en République démocratique du Congo.
Le PPRD-Diaspora exige par ailleurs la suppression du Conseil national de cyberdéfense, accusé d’être un instrument au cœur de ces dérives.
Il réclame également la libération de plusieurs de ses membres, dont Emmanuel Ramazani Shadary, Aubin Minaku et Dunia Kilanga, présentés comme détenus pour des motifs politiques.
Enfin, la formation appelle la communauté internationale à se mobiliser davantage face à ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire » en RDC.
Selon l’entourage de Emmanuel Ramazani Shadary, ce dernier a été transféré en urgence à l’hôpital HJ le 18 mars, à la suite d’une dégradation de son état de santé.
Arrêté depuis décembre 2025 et détenu dans des installations du Conseil national de cyberdéfense, les circonstances exactes de son hospitalisation restent floues.
Sa famille redoute une aggravation de son état, qu’elle attribue aux conditions de détention.
Une affaire qui cristallise les tensions politiques et relance le débat sur l’état des libertés publiques en RDC, à l’approche des échéances électorales.
✍🏽 Par Joël T.



