C’est un moment historique pour les habitants de Kele, à Tshikapa.Ce samedi 21 mars 2026, après plusieurs années de pénurie, l’eau a enfin recommencé à couler dans les robinets, marquant la fin d’un long calvaire pour cette population longtemps oubliée.
Située à cheval entre les communes de Mbumba et Mabondo, la colline de Kele a vécu durant des années sans accès fiable à l’eau potable.
Les habitants étaient contraints de parcourir de longues distances ou de consommer de l’eau insalubre, s’exposant ainsi à de graves risques sanitaires.
Le retour de l’eau fournie par la REGIDESO marque un tournant décisif.
Bien plus qu’un simple rétablissement de service, il s’agit d’un véritable soulagement pour les familles, d’un regain d’espoir et d’une amélioration tangible des conditions de vie.
Sur place, l’émotion est palpable.
Les témoignages recueillis traduisent une joie profonde, certains habitants parlant même d’une « renaissance », tant l’accès à l’eau potable reste essentiel pour la santé, l’hygiène et la dignité humaine.
Mais derrière cette victoire, une question persiste, pourquoi avoir attendu si longtemps pour rétablir un service aussi vital ? Car si l’eau coule aujourd’hui, les années de souffrance, elles, restent gravées dans les mémoires.
Les habitants appellent désormais à la vigilance. Ils exigent non seulement la régularité de la desserte, mais aussi un entretien rigoureux des infrastructures, afin d’éviter tout retour à la case départ.
À Kele, l’eau est de retour. Mais avec elle, une exigence nouvelle : celle du respect durable des droits fondamentaux.
✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda



