Ce jeudi 26 mars 2026 à Kinshasa, la question d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo.
Face à cette perspective, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a de nouveau exprimé ses réserves, appelant à la prudence dans le contexte actuel marqué par des défis sécuritaires persistants.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi à Kinshasa, le secrétaire général de la CENCO, l’abbé Donatien Nshole, a rappelé que la Constitution congolaise prévoit clairement les mécanismes encadrant toute révision.
Il a également souligné que certaines dispositions de la loi fondamentale sont expressément protégées et ne peuvent faire l’objet d’aucune modification.
Toutefois, au-delà de la dimension strictement juridique, l’épiscopat catholique insiste sur l’importance d’apprécier l’opportunité d’un tel processus dans le contexte national actuel.
Pour la CENCO, la question de la révision constitutionnelle ne doit pas seulement être examinée sous l’angle de la légalité, mais aussi à la lumière des réalités politiques, sociales et sécuritaires du pays.
Dans un climat marqué par des tensions sécuritaires et des défis majeurs pour la stabilité nationale, les évêques estiment que l’ouverture d’un chantier constitutionnel pourrait accentuer les divisions et fragiliser davantage le pays.
La CENCO met ainsi en garde contre toute initiative qui serait engagée sans un large consensus national.
Elle appelle les acteurs politiques et sociaux à privilégier le dialogue et la recherche d’un accord global avant toute modification de la loi fondamentale.
Alors que le débat se poursuit au sein de la classe politique et de l’opinion publique, l’Église catholique réaffirme son attachement à la stabilité du pays et à la préservation de la cohésion nationale.
✍🏽 Par la rédaction


