Un drame d’une cruauté insoutenable a frappé la commune de Kisenso, à Kinshasa. Nathan Kulufando, élève de 6ᵉ année âgé de 12 ans, a été froidement assassiné après s’être rendu chez un vendeur de téléphones pour un simple échange d’appareil.
Selon les informations recueillies auprès de sa famille, le jeune garçon avait reçu de sa mère une somme de 200 dollars afin de s’acheter un téléphone iPhone.
Mis en contact avec un vendeur connu sous le nom d’Exaucé, il procède à l’achat. Mais une fois à domicile, il découvre que l’appareil présente plusieurs dysfonctionnements.
Déterminé à obtenir réparation, Nathan reprend contact avec le vendeur, qui lui fixe un rendez-vous pour un échange.
Le mardi 25 mars, après les cours, l’élève se rend au lieu convenu… sans savoir qu’il s’agit d’un piège.
Ce jour-là, Nathan ne rentrera jamais chez lui.
C’est dans la nuit, vers 22 heures, que l’inquiétude s’installe au sein de sa famille. Les recherches sont immédiatement lancées.
Ses proches apprennent qu’il s’était rendu chez le vendeur. Mais sur place, aucune trace du suspect, qui a pris la fuite avec ses complices.
Le lendemain, une découverte macabre vient confirmer le pire, le corps sans vie du jeune Nathan est retrouvé abandonné dans un caniveau par des enfants du quartier, plongeant toute la communauté dans l’effroi. Ce crime odieux a provoqué une onde de choc à Kisenso.
Entre tristesse, colère et indignation, les habitants dénoncent une insécurité grandissante et l’absence de contrôle dans les activités informelles, notamment la vente de téléphones.
De nombreux appels à la justice ont été lancés. La population exige que les auteurs de cet acte barbare soient retrouvés et sévèrement punis.
Les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête et promettent de tout mettre en œuvre pour élucider ce meurtre et renforcer la sécurité, afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Ce tragique événement relance le débat sur la protection des enfants et les dangers liés aux transactions non sécurisées, devenues de plus en plus fréquentes dans la capitale congolaise.
✍🏽 Par Chevalier Mukanzu



