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Uvira : des fosses communes découvertes après le passage du M23, Human Rights Watch évoque de graves violations

Des enquêtes menées par l’Human Rights Watch révèlent de graves violations des droits humains commises lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) en décembre 2025.

Selon Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch, et Clémentine de Montjoye, chercheuse spécialisée sur la région des Grands Lacs, qui se sont rendus sur place en mars 2026, des dizaines de civils auraient été tués ou enlevés durant le mois d’occupation de la ville.

D’après leurs conclusions, les combattants du M23, appuyés par des éléments de l’armée rwandaise, auraient ciblé des hommes et des adolescents soupçonnés d’appartenir aux milices progouvernementales connues sous le nom de « Wazalendo ».

Des cas de violences sexuelles visant des femmes et des jeunes filles ont également été signalés par les enquêteurs.

L’ONG affirme avoir identifié plusieurs fosses communes dans la région et poursuit ses investigations sur d’autres sites de sépultures présumées. Selon les premières estimations, plusieurs dizaines de personnes auraient perdu la vie dans ces circonstances.

Face à ces révélations, Human Rights Watch appelle les autorités congolaises et les Nations unies à diligenter des enquêtes médico-légales approfondies afin d’identifier les victimes et de traduire en justice les responsables présumés de ces exactions.

Située sur les rives du lac Tanganyika, la ville d’Uvira occupe une position stratégique dans la province du Sud-Kivu.

L’occupation de cette zone par le M23 a fortement perturbé les circuits d’approvisionnement et provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils.

Après le retrait des rebelles, la situation sécuritaire demeure fragile. Plusieurs habitants décrivent un climat « calme mais tendu », marqué par la crainte d’une nouvelle détérioration de la situation.

Réapparu sur le devant de la scène en 2021, le M23 continue de contrôler de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon Human Rights Watch, le soutien du Rwanda demeure un facteur déterminant dans les avancées militaires de ce mouvement armé.

✍🏽 Par la rédaction

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