La tension reste vive dans la cité de Mweka, où une importante mobilisation populaire a eu lieu ce vendredi 10 avril 2026. Plus de 3.000 femmes ont envahi les rues pour exprimer leur mécontentement face à une décision de l’administrateur du territoire, liée au dossier du site Conon.
Dans une ambiance marquée par des chants de protestation et des slogans de colère, ces femmes ont parcouru plusieurs artères de la cité, dénonçant ce qu’elles qualifient de manœuvres politiques visant à bloquer l’accès à l’eau potable.
Les manifestantes accusent l’autorité territoriale de s’attaquer aux initiatives du député national Constantin Mbengele Kwete Thamuk, dont la fondation a permis, depuis plusieurs années, de répondre à un besoin vital en eau potable dans cette partie du territoire.
Dans des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, on aperçoit ces femmes réclamer le maintien de l’approvisionnement en eau assuré par la fondation, tout en appelant les autorités à ne pas mélanger politique et besoins sociaux essentiels.
Dans une déclaration lue devant la presse locale, elles affirment que la décision contestée s’apparente à une tentative de blocage volontaire des actions de développement, qu’elles attribuent à des intérêts politiques locaux.
Les manifestantes dénoncent également une gestion qu’elles jugent problématique, évoquant :
des tensions administratives internes,
des décisions perçues comme partisanes,
et un manque de neutralité dans la gestion des affaires locales.
Selon elles, la station d’adduction d’eau installée par la fondation du député constitue une réponse concrète à une crise d’eau qui dure depuis plusieurs années, et sa remise en cause serait incompréhensible pour la population.
Elles soutiennent par ailleurs que cette initiative ne viole aucune règle, affirmant que la Fondation Thamuk dispose d’un certificat d’enregistrement distinct de celui de la REGIDESO sur le site concerné, les deux espaces étant séparés d’environ 10 mètres.
Les femmes estiment que ce dossier est aujourd’hui instrumentalisé, alimentant des tensions politiques au détriment des populations locales.
Dans leurs revendications, elles demandent notamment :
- La protection et la pérennisation de la station d’eau potable mise en place par la Fondation Thamuk ;
- La cessation de toute action administrative visant à bloquer cette infrastructure ;
- Une gestion apaisée et neutre des dossiers de développement dans le territoire.
Elles appellent également les autorités à préserver les acquis sociaux, estimant que ces actions vont dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations, conformément aux objectifs de développement prônés au niveau national.
Ce dossier continue de susciter de vives réactions dans la cité de Mweka, où les habitants restent partagés, mais où la question de l’accès à l’eau potable demeure une priorité absolue.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



