Face à la montée de la criminalité urbaine, les autorités congolaises ont décidé de durcir le contrôle de l’usage des télécommunications.
Le gouvernement entend désormais renforcer drastiquement l’encadrement des cartes SIM, utilisées selon les services de sécurité par plusieurs réseaux criminels pour organiser des actes de banditisme.
Lors du Conseil des ministres tenu le 10 avril 2026, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a présenté une série de mesures visant à réduire les usages frauduleux et anonymes des lignes téléphoniques.
Selon les autorités, les réseaux mobiles sont devenus un outil privilégié pour les escroqueries, menaces et coordinations d’activités criminelles, ce qui pousse l’État à réagir avec fermeté.
Dans ce cadre, plusieurs mesures transitoires ont été arrêtées en attendant la mise en place complète du système national d’identification.
Il s’agit notamment de :
renforcer les contrôles d’identité lors de l’achat des cartes SIM ;
- limiter le nombre de cartes SIM par personne ;
- relancer l’identification généralisée des abonnés sur toute l’étendue du territoire ;
- et encadrer plus strictement les utilisateurs étrangers.
Les services concernés, notamment les opérateurs de téléphonie et les forces de sécurité, ont été associés à une concertation pour définir une stratégie commune de mise en œuvre.
Le gouvernement estime que ces réformes permettront de réduire l’anonymat numérique, souvent exploité par les criminels, tout en améliorant la traçabilité des communications.
À travers cette réforme, les autorités veulent à la fois renforcer la sécurité publique et moderniser le secteur des télécommunications, dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de banditisme dans la capitale et plusieurs provinces.
✍🏽 Par Joël T.



