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Vive tension dans le secteur éducatif du Kasaï 1 : les chefs d’écoles lancent un ultimatum de 48 heures au projet PAAF, les élèves filles menacées de renvoi

Une forte tension secoue le secteur éducatif du Kasaï 1 à la suite d’une décision jugée radicale prise par les chefs d’établissements secondaires réunis récemment à Tshikapa. À l’issue d’une réunion de grande envergure, un ultimatum de 48 heures a été adressé au projet PAAF, avec une mesure particulièrement sensible : le renvoi des élèves filles si aucune solution n’est trouvée dans le délai imparti.

Dans une déclaration officielle lue devant l’assemblée, les responsables d’écoles ont été catégoriques :
« Nous accordons 48 heures, à dater de ce lundi, au projet PAAF. Passé ce délai, toutes les élèves filles seront renvoyées le mercredi prochain. »

La réunion s’est tenue à l’Institut Tshikunga, dans la commune de Dibumba 1, et a rassemblé plus de 200 chefs d’établissements secondaires issus des sous-divisions de Tshikapa 1, Tshikapa 2, Kanzala et Kamuesha. Elle a été organisée en collaboration avec l’intersyndicale des enseignants du Kasaï 1.

Selon les participants, cette position ferme découle de plusieurs difficultés persistantes liées à la mise en œuvre du projet PAAF dans les écoles. Les chefs d’établissements dénoncent des dysfonctionnements répétés qui impactent le bon fonctionnement des établissements scolaires et compliquent la gestion quotidienne des activités éducatives.

À travers cet ultimatum, les responsables scolaires entendent pousser les gestionnaires du projet à apporter des réponses rapides et concrètes aux problèmes soulevés sur le terrain. Ils estiment qu’un changement urgent est nécessaire pour rétablir un fonctionnement normal du système éducatif.

Cependant, la mesure annoncée suscite déjà de vives inquiétudes. La menace de renvoyer les élèves filles bénéficiaires du projet PAAF est perçue par plusieurs acteurs de l’éducation comme une décision lourde de conséquences, susceptible de fragiliser les efforts de promotion de la scolarisation de la jeune fille dans la province.

Dans un contexte où l’accès à l’éducation des filles reste un enjeu majeur, des voix s’élèvent pour appeler à l’apaisement et à l’ouverture d’un dialogue entre toutes les parties concernées, afin d’éviter une crise qui pourrait affecter durablement le parcours scolaire de nombreuses élèves.

En attendant l’expiration du délai de 48 heures, les regards restent tournés vers les responsables du projet PAAF, appelés à réagir rapidement pour désamorcer cette situation tendue et éviter un blocage du système éducatif dans le Kasaï 1.

✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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