L’administration de Donald Trump se retrouve au cœur d’une vive polémique après des révélations sur un projet controversé : le transfert de plus de 1 100 Afghans vers la République démocratique du Congo. Ces personnes, anciennes collaboratrices des forces américaines en Afghanistan, sont actuellement hébergées dans un camp de transit au Qatar.
Selon l’ONG AfghanEvac, ces ressortissants afghans vivent dans le camp d’As-Sayliyah, une ancienne base militaire américaine utilisée pour les procédures de réinstallation vers les États-Unis. La plupart ont fui leur pays après la prise de pouvoir des talibans en 2021, craignant des représailles en raison de leur coopération avec l’armée américaine.
Le directeur de l’organisation, Shawn VanDiver, affirme avoir été informé d’une option jugée choquante : un transfert vers la RDC ou un retour en Afghanistan. Il dénonce une décision qu’il considère contraire aux engagements moraux des États-Unis envers leurs anciens alliés.
Selon lui, les personnes concernées dont de nombreuses familles avec enfants ont déjà subi des contrôles de sécurité approfondis. Les envoyer vers un pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires importants reviendrait, selon ses termes, à les exposer à de nouveaux risques.
Aux États-Unis, la révélation a provoqué une onde de choc. Le sénateur démocrate Tim Kaine a qualifié cette éventualité de « totalement insensée », appelant à une politique plus cohérente et respectueuse des engagements pris envers les partenaires afghans.
De son côté, le département d’État américain n’a pas confirmé l’existence d’un tel projet. Il évoque plutôt l’examen de solutions de « réinstallation volontaire » vers des pays tiers, sans en préciser la liste.
Washington assure que ces options visent à offrir une nouvelle vie aux personnes concernées, tout en tenant compte des impératifs de sécurité nationale. Depuis le retour des talibans au pouvoir, des centaines de milliers d’Afghans ont fui leur pays.
Près de 190 000 ont été accueillis aux États-Unis dans le cadre de programmes humanitaires lancés sous l’administration précédente. Aujourd’hui, la remise en question de ces dispositifs ravive un débat crucial : celui de la responsabilité internationale des États-Unis et du sort réservé à ceux qui ont risqué leur vie à leurs côtés.
✍🏽 Par la Rédaction



