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Kasaï-santé : Suspension du MCZ de Mweka, la Minipro Odette Kama au coeur d’une campagne de diabolisation par les ennemis de la province

La décision prise par la ministre provinciale de la Santé, Odette Kama, suspendant le Médecin Chef de Zone de Mweka, s’inscrit dans l’exercice de ses prérogatives de contrôle et de régulation du secteur sanitaire au niveau provincial. Mais cette mesure soulève une question de fond : s’agit-il d’un véritable effort d’assainissement du système de santé au Kasaï ou préfère-t-on protéger un système gangrené ?

Depuis la circulation de la lettre instruisant la suspension du Médecin Chef de Zone de Mweka, une vague d’indignation, soigneusement entretenue, s’est abattue sur la ministre.

Accusations d’acharnement, soupçons de règlement de comptes, procès d’intention… Tout y passe. Mais au fond, que reproche-t-on réellement à Odette Kama ? D’avoir agi ? D’avoir pris ses responsabilités ? Ou pire encore, d’avoir refusé de fermer les yeux ?

Les faits évoqués dans ce dossier sont graves : détournement d’intrants nutritionnels destinés aux populations vulnérables, accusations de corruption, défaillances dans la chaîne de contrôle. Ce ne sont pas de simples rumeurs de quartier, mais des signaux inquiétants qui, s’ils sont avérés, traduisent une dérive profonde du système sanitaire local.

Dans un tel contexte, que doit faire une ministre responsable ? Attendre ? Négocier ? Composer avec l’inacceptable ? Non. Elle agit. Et c’est précisément là que le problème commence. Car dans nos réalités, celui qui dérange un système installé devient immédiatement la cible.

On détourne le débat, on personnalise l’attaque, on fabrique des polémiques. Le fond disparaît, et seule reste la tempête médiatique. La célèbre maxime prend alors tout son sens : « Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage ». Mais cette fois, la ficelle est trop grosse.

Dire que Odette Kama n’aurait pas dû agir sous prétexte qu’elle est élue de Mweka relève d’une logique dangereuse. Cela reviendrait à institutionnaliser l’impunité locale, protéger les siens quoi qu’il arrive. Or, gouverner, ce n’est pas protéger des individus, c’est protéger l’intérêt général.
Et l’intérêt général, ici, c’est la santé des populations.

Ce qui choque réellement dans cette affaire, ce n’est pas la décision de la ministre. C’est la violence des résistances qu’elle suscite. Comme si toucher à certains circuits, à certains intérêts, relevait du sacrilège.

La suspension d’un responsable n’est pas une condamnation définitive. C’est une mesure conservatoire, un acte de gestion, qui ouvre la voie à des vérifications. Refuser cela, c’est refuser la transparence.

Dans ce contexte, la question demeure : à qui profite cette agitation ? À ceux qui craignent que la lumière soit faite, à ceux qui redoutent qu’un précédent soit créé, ou à ceux qui vivent de l’opacité du système ?

Aux populations de Mweka et du Kasaï, une interrogation reste centrale : voulons-nous un système qui protège des individus ou un système qui protège les malades, les enfants et les plus vulnérables ?
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✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda

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