Le rejet par l’Assemblée nationale de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, continue de faire réagir au sein de la majorité parlementaire. L’Union sacrée de la nation (USN), par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, s’est félicitée de cette issue qu’elle qualifie de consolidation des institutions démocratiques.
S’exprimant le 29 avril 2026, André Mbata a salué l’attitude des députés nationaux, estimant qu’ils ont exercé en toute responsabilité leur liberté de choix en refusant de soutenir cette démarche parlementaire. Pour lui, cet épisode politique ne doit pas être analysé en termes de vainqueurs ou de vaincus, mais plutôt comme une démonstration du bon fonctionnement de la démocratie et de l’État de droit en République démocratique du Congo.
« Il ne s’agit pas d’une victoire d’un camp sur un autre, mais d’un succès des institutions et du respect des règles démocratiques », a-t-il indiqué en substance.
Le secrétaire permanent de l’USN a également insisté sur le rôle central joué par les institutions, la majorité parlementaire et, au-delà, le peuple congolais dans la consolidation du processus démocratique. Cependant, cette séquence n’a pas été sans controverses. Lors de l’examen de la recevabilité de la motion, plusieurs voix se sont élevées au sein même de l’Assemblée nationale pour dénoncer des irrégularités dans la procédure.
Le député Garry Sakata a notamment pointé des anomalies dans la collecte des signatures, évoquant des incohérences, des erreurs matérielles et même des cas présumés de falsification dans les noms des signataires.
Selon lui, ces irrégularités remettaient en cause la crédibilité de la motion et suffisaient à justifier son rejet avant même un débat sur le fond. Ces contestations ont ainsi fragilisé la démarche des initiateurs de la motion, offrant à la majorité parlementaire des arguments pour écarter le texte.
Au final, cet épisode politique met en lumière les tensions internes à l’Assemblée nationale, tout en illustrant les enjeux liés au contrôle de l’action gouvernementale dans un contexte politique marqué par des équilibres sensibles.
✍🏽 Par Joël T.



