Les exploitants miniers artisanaux de Mpumpe, situé à environ 5 kilomètres de Luisha dans le territoire de Kambove, province du Haut-Katanga, tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire sur le tronçon reliant leur village à la Route nationale numéro 1.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, cette insécurité serait entretenue par des hommes armés identifiés comme des militaires incontrôlés opérant en tenues policières. Depuis près de six mois, la zone est devenue le théâtre d’enlèvements, d’extorsions et de meurtres par balle, plongeant les habitants et les travailleurs miniers dans une peur permanente.
Les creuseurs artisanaux affirment que plusieurs agents congolais œuvrant dans les carrières de Mpumpe ont déjà été victimes d’enlèvements. Un ressortissant chinois identifié sous le nom de James aurait également été kidnappé. D’après les exploitants miniers, les ravisseurs exigeraient des rançons allant de 6 000 dollars américains et plus pour obtenir la libération de leurs victimes.
Face à cette montée de l’insécurité, les exploitants artisanaux disent vivre dans un climat d’abandon et craignent pour leur survie ainsi que pour la continuité de leurs activités minières. Ils appellent les autorités militaires, sécuritaires et politico-administratives du Haut-Katanga à intervenir urgemment afin de restaurer la sécurité dans cette partie du territoire de Kambove.
Les dénonciateurs rappellent également que cette situation dramatique aurait déjà coûté la vie à plusieurs personnes, notamment Dominique Sambwa, présenté comme géologue dans la zone, ainsi que son chauffeur, tous deux assassinés dans des circonstances jugées troubles.
Les exploitants artisanaux de Mpumpe réclament l’ouverture d’enquêtes sérieuses, le renforcement de la présence sécuritaire régulière et l’identification des auteurs de ces actes qu’ils qualifient de criminels.
✍🏽 Par Jean-Claude Mukenga



