Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) a plongé le territoire de Beni, au Nord-Kivu, dans l’horreur. Dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, au moins 24 civils ont été tués dans plusieurs villages du groupement Batangi-Mbau, secteur de Beni-Mbau.
Selon des sources locales et des acteurs de la société civile, les assaillants ont simultanément ciblé les villages de Manzungu, Musangwa, Wasafi et Mangambo avant de se replier dans la forêt après leur passage meurtrier. Surprise en pleine nuit, la population a été prise de panique face à cette nouvelle vague de violences.
Le président de la société civile de Mamove, Kinos Katuo, confirme un bilan provisoire particulièrement lourd et alerte sur une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire dans la région. Il appelle les habitants de Mamove, Mangazi, Mantumbi et Maleki à une vigilance maximale, notamment lors des déplacements vers les champs.
À Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, plusieurs corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital général de référence. Des sources locales indiquent qu’au moins 19 dépouilles y avaient déjà été déposées mercredi, tandis que plusieurs personnes restent encore portées disparues, faisant craindre un bilan plus dramatique.
Les FARDC, appuyées par l’armée ougandaise (UPDF) dans le cadre des opérations conjointes contre les groupes armés, annoncent avoir lancé des opérations de poursuite dans les zones forestières où les rebelles seraient retranchés.
Cette nouvelle tuerie intervient dans un contexte de recrudescence des attaques dans l’axe Beni-Irumu, malgré l’état de siège instauré depuis 2021 et les opérations militaires conjointes menées contre les ADF.
Plusieurs organisations de la société civile dénoncent l’inefficacité persistante des dispositifs sécuritaires face aux massacres répétés des populations civiles.
✍🏽 Par Sephora M.



