Une nouvelle attaque attribuée aux miliciens Mobondo a fait deux morts mardi matin dans la commune de Maluku, à l’est de Kinshasa, ravivant les inquiétudes sur la persistance de l’insécurité dans cette partie de la capitale congolaise.
Le drame s’est produit à la ferme Ndaku ya Pembe, située le long de la Route nationale numéro 1, près du secteur de Grand Libulu.
Selon les informations communiquées par la 11ᵉ région militaire, les assaillants seraient des éléments réfractaires au processus de désarmement et de reddition engagé depuis plusieurs mois. Ces derniers resteraient fidèles à leur chef surnommé « B52 », actuellement détenu par les autorités.
Les victimes, un homme et son épouse, auraient été tuées à l’arme blanche dans des circonstances particulièrement violentes. Un troisième civil, grièvement blessé à la tête au cours de cette attaque, a été secouru puis transféré dans une structure sanitaire grâce à l’intervention rapide des Forces armées de la RDC (FARDC).
Le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine , a annoncé le lancement des opérations de ratissage afin de retrouver les auteurs de cette incursion meurtrière.
Il a également reconnu la persistance d’un climat de tension dans cette partie de Kinshasa malgré un retour relatif au calme observé ces derniers mois.
Cette nouvelle attaque intervient alors que plusieurs vagues de reddition de combattants Mobondo avaient été enregistrées dans différentes zones de l’ouest du pays, notamment à Maluku, Kwamouth, Popokabaka et Kenge.
Les autorités congolaises avaient même annoncé la dissolution du mouvement après une mission de pacification menée par le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants.
Dans le cadre des opérations de désarmement et de démobilisation, plus de 600 anciens miliciens avaient été transférés au centre de Kaniama Kasese afin d’intégrer un programme de formation supervisé par le Service national.
Cette résurgence des violences à Maluku relance désormais les interrogations sur la situation sécuritaire réelle et sur la capacité des opérations de pacification à neutraliser définitivement les groupes armés actifs dans l’ouest de la RDC.
✍🏽 Par Joël T.



