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RDC : l’archevêque Ejiba Yamapia plaide pour une nouvelle Constitution axée sur la souveraineté et le développement

L’archevêque a appelé mercredi à une réforme profonde de la Constitution congolaise du 18 février 2006, estimant que la loi fondamentale actuelle ne répond plus aux réalités politiques, économiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo.

Lors d’un échange avec la presse à Kinshasa, le responsable religieux a soutenu l’idée d’une nouvelle Constitution davantage tournée vers le développement national, la stabilité institutionnelle et la défense de la souveraineté de l’État congolais.

Selon lui, la Constitution actuellement en vigueur a été élaborée dans un contexte particulier marqué par les accords de Sun City et les compromis issus des anciennes rébellions armées. Pour l’archevêque, cette logique appartient désormais au passé et nécessite une adaptation aux défis actuels du pays.

Sur le plan politique, Ejiba Yamapia s’est prononcé en faveur d’un régime à caractère plus présidentiel. Il estime que les multiples motions de censure fragilisent l’action gouvernementale et ralentissent l’exécution des programmes publics.

Le président de l’Église de réveil du Congo a également plaidé pour une réforme du système de désignation des gouverneurs de province afin de limiter les tensions récurrentes entre les exécutifs provinciaux et les assemblées provinciales.

Concernant l’économie, il a proposé l’inscription dans la Constitution de l’obligation de transformer localement les ressources minières avant leur exportation, dans le but de favoriser la création d’emplois et la valorisation des richesses nationales.

L’archevêque souhaite également que les budgets destinés à l’éducation gratuite et aux soins de santé primaires bénéficient d’une protection constitutionnelle afin de garantir leur financement durable.

Abordant la question de la souveraineté nationale, Ejiba Yamapia a défendu l’idée de réserver certaines hautes fonctions de l’État, notamment la présidence de la République, la primature ainsi que les ministères régaliens, aux Congolais nés de père et de mère congolais.

Selon lui, cette mesure permettrait de préserver les institutions stratégiques du pays contre toute influence étrangère.

Enfin, le responsable religieux a invité les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et le consensus républicain dans les débats liés aux réformes institutionnelles.

Il a également exhorté la société civile et la population congolaise à demeurer vigilantes et à participer activement aux discussions sur l’avenir constitutionnel du pays, qu’il considère comme déterminant pour les générations futures.

✍🏽 Par Joël T.

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