La question de l’accès à l’électricité s’est invitée au cœur des débats à l’Assemblée nationale. Lors d’une séance plénière tenue mercredi 13 mai, le député national a plaidé pour une accélération de l’électrification du pays afin de stimuler l’entrepreneuriat des jeunes et soutenir le développement agricole.
Cette intervention est intervenue dans le cadre d’une question orale avec débat adressée au ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, , sur le taux actuel de couverture électrique du pays ainsi que sur le financement des nouvelles centrales hydroélectriques à travers le territoire national.
Dans son intervention, l’élu de Beni, au Nord-Kivu, a établi un lien direct entre le faible accès à l’électricité et le chômage élevé des jeunes en République démocratique du Congo.
« La première ressource, c’est l’électricité », a déclaré Jules Mathe Mumbere devant les députés nationaux.
Le parlementaire a illustré son argumentaire à travers plusieurs secteurs d’activités fortement dépendants de l’énergie électrique, notamment la menuiserie moderne, la cordonnerie équipée de machines électriques ou encore les salons de coiffure.
Selon lui, un accès permanent à l’électricité permettrait de réduire considérablement le chômage en favorisant le développement des petites activités génératrices de revenus.
Le député a également pris l’exemple de son territoire de Beni, où l’agriculture constitue l’activité principale de nombreuses familles.
Il a évoqué particulièrement la filière rizicole, expliquant que le paddy récolté nécessite une transformation dans des rizeries fonctionnant essentiellement grâce à l’électricité.
« Si l’électricité est permanente, il y a plus de facilité pour développer le pays », a-t-il soutenu.
Sur le plan économique, Jules Mathe estime qu’une meilleure couverture électrique encouragerait davantage de jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat, augmentant ainsi les recettes fiscales de l’État grâce aux impôts et taxes générés par ces activités.
Au-delà du constat, le député a interrogé le gouvernement sur les mesures concrètes envisagées pour améliorer le taux d’accès à l’électricité et mobiliser les financements nécessaires à la construction de nouvelles centrales hydroélectriques sur l’ensemble du territoire national.
La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 mégawatts, dont seulement une faible partie est actuellement exploitée, selon les données du ministère de l’Électricité. Le taux d’accès à l’énergie demeure parmi les plus faibles au monde, avec moins de 20 % de la population connectée au réseau électrique.
Le ministre Teddy Molendo Sakombi est attendu dans un délai de 48 heures pour répondre aux préoccupations soulevées par les élus nationaux lors d’une prochaine séance plénière.
✍🏽 Par Timothée Kayembe



