La Cellule indépendante d’évaluation des acquis scolaires (CIEAS) a lancé, ce vendredi 15 mai 2026 à Tshikapa, une importante session de formation des administrateurs de tests de terrain, dans le cadre d’une mission nationale visant à améliorer la qualité de l’enseignement primaire en République démocratique du Congo.
Cette initiative, organisée dans le chef-lieu de la province du Kasaï, vise à doter les administrateurs des compétences nécessaires pour collecter des données fiables permettant d’évaluer le niveau réel des apprentissages des élèves du primaire.
Selon Jean Tapende, inspecteur principal au SERNAFOR à Kinshasa, cette formation a pour objectif principal de préparer les agents qui seront déployés sur le terrain afin d’évaluer les élèves dans quatre domaines essentiels : les langues nationales, le français, les mathématiques ainsi que les compétences socio-émotionnelles.
« Nous formons les administrateurs des tests aux degrés terminaux du primaire, notamment dans les classes de deuxième, quatrième et sixième années. L’objectif est de récolter des données permettant de mesurer les écarts entre les objectifs opérationnels du programme national de l’enseignement primaire et les acquis scolaires réels des élèves », a expliqué Jean Tapende.
Il a également précisé que cette opération permettra d’assurer un suivi approfondi des apprentissages à travers l’identification des élèves ne répondant pas aux critères minimums fixés par le programme scolaire national.
« Ce travail permettra aussi d’évaluer les conditions de vie de l’enseignement grâce à différents questionnaires adressés aux élèves ainsi qu’aux directeurs d’écoles », a-t-il ajouté.
Pour conclure, Jean Tapende a indiqué que cette formation s’étendra sur une période de huit jours. Les administrateurs retenus passeront ensuite six jours dans les établissements scolaires, répartis entre deux jours de pré-visite et quatre jours consacrés à l’administration des tests.
« Les apprenants doivent comprendre que nous ne venons pas évaluer leurs enseignants ni les chefs d’établissement. Nous voulons simplement savoir si les connaissances transmises à travers les programmes nationaux produisent réellement des acquis scolaires chez les élèves », a-t-il précisé.
À travers cette démarche, la CIEAS entend renforcer les mécanismes de suivi pédagogique et fournir aux autorités éducatives des indicateurs fiables capables d’orienter les futures réformes du système éducatif congolais.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



