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Tshangu sous tension : une “brigade” politique accusée de menaces et d’intimidation, Sonny Mutombo Mutala réclame des arrestations immédiates et dénonce une dérive dangereuse

La situation devient de plus en plus explosive dans le district de la Tshangu, où des jeunes se réclamant d’une “brigade spéciale de la Force du Progrès de l’UDPS” ont tenu des propos publics d’une extrême gravité, mêlant menaces, intimidations et tentatives de contrôle de l’espace public sous diverses formes.

Selon une vidéo relayée dans l’opinion, ces jeunes affirment agir pour “protéger le pouvoir” et ont brandi des menaces contre toute personne qui tenterait d’organiser des activités citoyennes ou de manifester dans la zone, une situation qui installe un climat de peur, particulièrement dans la Tshangu, où habitants et acteurs locaux disent observer une montée des tensions.

Dans ce contexte, Sonny Mutombo Mutala, leader de la jeunesse congolaise et acteur politique engagé, ancien candidat à la députation nationale dans la circonscription de la Tshangu pour le compte du parti politique Biso Peuple, membre du regroupement Les Progressistes du président Samy Badibanga, sort de ses gonds et hausse le ton.

Contacté par la rédaction centrale de Planetemedia.net, le leader de la jeunesse congolaise évoque les dérives graves, qu’il qualifie de défi direct à l’autorité de l’État et à l’ordre public.

« Ce qui s’est passé dans la Tshangu est extrêmement grave. On ne peut pas laisser des citoyens vivre sous menace permanente, comme si certains avaient le droit de décider qui peut parler, circuler ou agir », déclare-t-il.

Pour lui, la situation a franchi une ligne rouge. Il ne s’agit plus de militantisme, mais d’une logique d’intimidation organisée dans l’espace public.

« Ce n’est plus de la politique. C’est une stratégie de peur. Et une stratégie de peur dans un quartier, c’est le début de l’anarchie dans un pays démocratique», tranche-t-il.

L’ancien candidat à la députation nationale rejette toute tentative de privatisation politique de la Tshangu par des groupes se réclamant d’une mission de protection partisane.

« La Tshangu n’est pas un territoire conquis par des inciviques. Ce n’est pas une zone sous contrôle d’un groupe de l’UDPS. C’est la République démocratique du Congo. Point final », insiste-t-il.

Dans sa sortie, Sonny Mutombo Mutala met directement en cause ce qu’il considère comme le cœur du problème : l’absence de sanctions.

« Le vrai danger aujourd’hui, ce n’est pas seulement ce qui est dit dans ces vidéos ou ces discours. C’est le fait que rien ne suit. Quand il n’y a pas de réponse, la menace devient normale », avertit-il.

Par ailleurs, l’acteur politique proche de du regroupement de Samy Badibanga exige une réaction immédiate des autorités judiciaires et sécuritaires.

« Il faut des arrestations. Il faut des poursuites. Il faut que la loi frappe. Et qu’elle frappe sans distinction, sans protection politique, sans calcul », lance-t-il avec fermeté.

Il met également en garde contre l’instrumentalisation de la jeunesse dans des logiques de confrontation.

« Transformer la jeunesse en instrument d’intimidation, c’est trahir son avenir. La jeunesse doit construire le pays, pas faire régner la peur dans les quartiers », souligne-t-il.

Alors que la tension persiste dans plusieurs zones de Kinshasa, cette prise de position relance brutalement le débat sur l’impunité, la responsabilité des structures politiques de jeunesse et la capacité réelle de l’État à maintenir l’ordre face à des dérives de rue de plus en plus assumées.

✍🏽 Par Bobo Bolia Trésor

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