Après les affrontements meurtriers survenus samedi 23 mai 2026 à Kabeya Nsokombe, dans le groupement de Bajila Mpampi, secteur de l’Entre Kasaï-Kabambayi, territoire de Tshikapa, la Coalition pour la Protection des Victimes des Conflits contre la Paix et la Sécurité de l’Humanité (COPROVIGUE Asbl) tire la sonnette d’alarme et interpelle les autorités provinciales sur l’urgence de sécuriser les victimes et de rétablir l’ordre.
Dans une déclaration faite dimanche 24 mai 2026, la coordonnatrice nationale de cette organisation, Pembe Pero Hodonne, a exprimé sa profonde inquiétude face à la recrudescence des conflits champêtres dans l’espace Kasaï, particulièrement durant la saison sèche, période marquée par les activités agricoles intensives.
Selon elle, les violences enregistrées à Kabeya Nsokombe ont fait plusieurs blessés graves, dont certains seraient actuellement pris en charge dans des conditions jugées précaires et inhumaines.
« Nous sommes informés de l’affrontement meurtrier qui s’est produit à Kabeya Nsokombe à la suite d’un conflit champêtre. Plusieurs personnes ont été grièvement blessées. Parmi les victimes figure notamment un certain Nkashama Léopard », a déclaré Pembe Pero Hodonne.
Face à la gravité de la situation, la responsable de la COPROVIGUE Asbl demande une intervention urgente des autorités provinciales afin d’identifier les causes profondes du conflit et de traduire les responsables devant la justice.
Elle appelle particulièrement le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Peter Tshiswaka, à se saisir personnellement du dossier afin de prévenir une escalade des violences dans cette partie de la province.
« J’invite le ministre provincial de l’Intérieur à diligenter des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs de ces violences et les mettre à la disposition de la justice afin qu’ils répondent de leurs actes conformément à la loi », a-t-elle insisté.
Dans le même élan, la COPROVIGUE annonce son accompagnement aux victimes et à leurs familles à travers une assistance administrative et un suivi du dossier. L’organisation invite les survivants ainsi que les représentants des victimes à se présenter à son bureau situé dans la commune de Dibumba, sur l’avenue Congo n°24, ou à contacter ses services à travers les numéros mis à leur disposition.
Cette nouvelle flambée de violences remet en lumière la persistance des conflits fonciers et champêtres dans plusieurs territoires du Grand Kasaï, où les querelles liées aux limites des terres agricoles dégénèrent régulièrement en affrontements violents entre communautés et familles.
Pour plusieurs observateurs, l’absence de mécanismes efficaces de médiation et de règlement des conflits coutumiers continue d’alimenter l’insécurité dans certaines zones rurales de la province.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



