Dans un communiqué publié le 28 mai, le Département d’État américain précise que cette enveloppe servira à soutenir les opérations humanitaires et sanitaires dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, considérées comme les principales zones affectées par la flambée épidémique.
Washington affirme vouloir soutenir une riposte « globale, rapide et coordonnée » afin de contenir la maladie à sa source et limiter tout risque de propagation au-delà des frontières congolaises.
Ce nouveau financement s’inscrit dans un vaste plan d’intervention axé sur plusieurs priorités, notamment la fourniture d’équipements de protection individuelle aux personnels de santé, le renforcement de la surveillance aux frontières, l’identification des cas contacts ainsi que l’amélioration des capacités de diagnostic et de dépistage.
Sur le terrain, plusieurs organisations internationales sont déjà mobilisées pour appuyer la réponse sanitaire. L’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) participeront à la distribution des équipements de protection destinés aux agents de première ligne.
De son côté, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est chargée de renforcer les contrôles sanitaires dans les zones de transit et aux différents points d’entrée frontaliers afin de prévenir une propagation transfrontalière du virus.
La stratégie américaine prévoit également un suivi renforcé des personnes ayant été en contact avec des cas suspects ou confirmés. Des organisations comme World Vision et IMA World Health sont impliquées dans les opérations de surveillance communautaire pour casser rapidement les chaînes de transmission.
Parallèlement, l’organisation FHI 360 travaille sur l’amélioration de la disponibilité des tests de dépistage ainsi que sur la logistique liée au transport et à l’analyse des échantillons biologiques.
Avec cette nouvelle contribution, l’aide bilatérale américaine mobilisée ces derniers jours pour soutenir la riposte contre Ebola dépasse désormais les 112 millions de dollars. En complément, Washington a également engagé 50 millions de dollars supplémentaires via le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) afin de soutenir l’installation de structures de prise en charge dans les zones touchées.
Les autorités américaines indiquent que leurs équipes collaborent déjà avec les acteurs sanitaires congolais pour renforcer les capacités de traitement et améliorer la prise en charge des patients infectés.
Cette mobilisation internationale intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé cette nouvelle flambée d’Ebola comme une urgence de santé publique de portée internationale.
En RDC, les autorités sanitaires assurent s’appuyer sur l’expérience acquise lors des précédentes épidémies pour tenter de contenir rapidement la propagation du virus.
✍🏽 Par Joël Tshimanga



