Une forte tension règne ce vendredi autour du domicile de Bena Bena Diddey, dont la maison est encerclée depuis les premières heures de la matinée par des éléments des services, dans des circonstances qu’il qualifie de « chasse à l’homme.»
Selon ses déclarations recueillies par notre rédaction, un dispositif sécuritaire est maintenu autour de sa résidence avec une présence continue des éléments des services, créant une forte pression et empêchant toute liberté de mouvement. Il affirme vivre dans la peur, l’incompréhension et une situation qu’il juge injustifiée.
« Ma vie est en danger. Je ne comprends pas pourquoi on me cible de cette manière. Je suis innocent, je n’ai jamais été conflictuel et je ne comprends pas qui veut réellement ma tête», a-t-il déclaré.
Sa famille décrit une situation de panique totale. Sa femme, jointe dans un état de détresse, évoque un climat devenu insupportable, marqué par les pleurs des enfants, la peur permanente et l’impossibilité de mener une vie normale.
« Nous ne dormons plus. Mes enfants pleurent sans arrêt. Nous vivons dans la peur pour la vie de mon mari et pour notre famille. Nous sommes totalement en insécurité », a-t-elle confié.
Les habitants environnants indiquent également que la présence prolongée des éléments en uniforme autour du domicile a profondément affecté les enfants, désormais en état de choc et de traumatisme.
Face à cette situation, Bena Bena Diddey lance un appel pressant aux autorités nationales et provinciales afin d’intervenir en urgence, de lever l’encerclement, de garantir sa sécurité ainsi que celle de sa famille, et de permettre un retour à la normale.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités compétentes pour expliquer les raisons de ce déploiement ni clarifier la situation.
Il sied de rappeler que depuis 2024, le bureau des mines de Mutshathsa est au cœur d’un conflit administratif sans précédent.
Selon plusieurs sources administratives, ce conflit est né de divergences institutionnelles liées à la gestion du service et à certaines nominations opérées depuis Kinshasa, dont la légitimité est contestée localement.
Ces tensions créent un flou administratif prolongé, avec des interprétations divergentes entre services centraux et structures locales de la Fonction publique dans la province du Lualaba.
Ce climat de désaccord interne, dont les contours n’ont jamais été officiellement clarifiés à ce jour, continue d’alimenter les débats au sein des milieux administratifs, sans qu’un lien établi n’ait été confirmé avec la situation actuelle.
Par ailleurs, la situation reste particulièrement sensible et évolutive autour du domicile du responsable intérimaire.
✍🏽 Par Bobo Bolia Trésor



