Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a vivement critiqué la gouvernance actuelle en République démocratique du Congo, estimant que les débats politiques autour de la révision constitutionnelle détournent l’attention des véritables urgences auxquelles le pays est confronté.
Dans une déclaration publique, le médecin congolais a dénoncé la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire, particulièrement dans l’Est du pays, où les groupes armés continuent d’alimenter l’instabilité.
Selon lui, les discussions portant sur une éventuelle réforme constitutionnelle ou sur la question d’un troisième mandat présidentiel ne correspondent pas aux préoccupations immédiates de la population.
« Que pèse un troisième mandat face à la survie du Congo ? », s’est-il interrogé, appelant les responsables politiques à se concentrer sur les défis majeurs auxquels le pays fait face.
Denis Mukwege a également critiqué l’orientation du parti au pouvoir, l’UDPS, qu’il accuse de s’éloigner de ses idéaux historiques. Dans des propos particulièrement sévères, il a estimé que les priorités actuelles risquent d’affaiblir davantage les institutions et la cohésion nationale.
Le Prix Nobel de la paix a dressé un tableau préoccupant de la situation du pays, évoquant notamment l’insécurité persistante dans l’Est, les défis sanitaires et la vulnérabilité alimentaire qui affecte plusieurs millions de Congolais.
Estimant que les élus devraient concentrer leurs efforts sur ces questions essentielles, il a appelé à une prise de conscience collective et à une mobilisation citoyenne en faveur de la défense des intérêts du pays.
« Peuple congolais, résistons ensemble », a-t-il lancé, concluant son intervention par un appel à l’engagement citoyen.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par les débats sur les réformes institutionnelles et par la persistance des défis sécuritaires et sociaux à travers le pays.
✍🏽 Par Joël T.



