Le processus de recrutement en cours au sein du Fonds National de Réparation des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV) provoque une vive controverse dans la province du Kasaï-Central.
Le député provincial élu de Luiza, Faustin Yanda Yanda, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manque criant de transparence » et « d’opacité totale » dans l’organisation de cette opération de recrutement.
Selon l’élu, plusieurs jeunes ayant régulièrement déposé leurs dossiers de candidature ne figurent pourtant pas sur les listes publiées, une situation qui alimente de sérieux soupçons sur la crédibilité du processus.
Faustin Yanda Yanda estime que cette opération risque de suivre le même chemin que celle du FRIVAO, autrefois vivement critiquée pour de présumées irrégularités. À l’en croire, le recrutement actuel ne serait qu’une formalité destinée à entériner des choix déjà opérés en amont à Kinshasa, au détriment des candidats locaux.
« Tout porte à croire que les choix ont déjà été effectués et que le processus en cours vise simplement à leur donner une apparence de légalité », dénonce-t-il.
Déterminé à défendre les intérêts des jeunes de sa circonscription et à préserver la crédibilité d’une initiative censée venir en aide aux victimes des conflits et violences, le député provincial envisage de saisir les autorités compétentes afin d’obtenir des explications claires sur les critères de sélection.
Il exige également une réévaluation du processus ainsi qu’une crédibilisation de l’opération de recrutement. Faustin Yanda Yanda n’exclut pas, en cas d’inaction, de demander le remplacement des animateurs chargés du recrutement afin de garantir un processus équitable, transparent et inclusif.
✍🏽 Par Gilbert Kabongo



