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« On ne peut pas empêcher un peuple affamé de travailler » : Bruno Ndala Kasala étrille l’opposition après le flop de la ville morte

La journée « ville morte » décrétée par l’opposition congolaise ce mercredi 3 juin 2026 a mis en lumière son incapacité à mobiliser massivement la population, estime Bruno Ndala Kasala, député provincial honoraire et chef du groupement incorporé de Bena Kasuba.

Dans un entretien accordé à la presse, cette autorité coutumière, souvent présentée comme un leader « tradi-moderne », a affirmé que l’appel lancé par l’opposition n’a pas rencontré l’adhésion espérée auprès des Congolais.

« Il est impossible d’empêcher les gens de travailler lorsqu’ils vivent au jour le jour. La population a besoin de subvenir à ses besoins et à ceux de ses familles », a-t-il déclaré.

Pour Bruno Ndala Kasala, la faible observance de cette journée constitue un signal fort démontrant le décalage entre les mots d’ordre de certains acteurs politiques et les réalités socio-économiques auxquelles fait face la population.

Il a, à cet effet, salué les fonctionnaires, commerçants, opérateurs économiques, travailleurs du secteur privé ainsi que l’ensemble des citoyens qui ont poursuivi normalement leurs activités malgré l’appel à la paralysie des activités.

Abordant la question de la révision constitutionnelle, sujet qui alimente actuellement le débat politique en République démocratique du Congo, le chef coutumier de Bena Kasuba estime que la Constitution n’est pas un texte figé et peut évoluer en fonction des réalités et des aspirations du peuple.

« La Constitution est une œuvre humaine. Elle peut être adaptée lorsque les circonstances l’exigent et lorsque l’intérêt supérieur de la nation le commande », a-t-il soutenu.

Toutefois, Bruno Ndala Kasala préfère laisser aux experts en droit constitutionnel le soin de trancher les débats portant sur les notions de changement, de modification ou de révision de la Constitution. Il a, à cette occasion, rendu hommage aux professeurs Evariste Boshab et Félicien Kalala, qu’il considère comme des références majeures dans ce domaine et de dignes représentants du Grand Kasaï.

S’appuyant notamment sur les articles 218 et 219 de la Constitution, il affirme disposer de cinq arguments fondamentaux justifiant, selon lui, la nécessité d’engager une réforme de la loi fondamentale afin de l’adapter aux défis actuels du pays.

✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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