Le feuilleton autour du ministère provincial des Finances du Kasaï-Central connaît son épilogue. Le gouverneur de province, Joseph Moïse Kambulu, a officiellement nommé Mme Béatrice Kapinga à la tête de ce portefeuille stratégique, mettant ainsi un terme aux nombreuses spéculations qui entouraient le sort de M. Crispin Mukenyi.
Jusqu’à cette nomination, Béatrice Kapinga occupait les fonctions de conseillère en communication du gouverneur. Sa promotion au sein de l’exécutif provincial apparaît comme une marque de confiance de l’autorité provinciale envers une collaboratrice qui a accompagné de près la mise en œuvre de sa vision et de son action gouvernementale.
Cette décision vient définitivement tourner la page d’un épisode qui aura alimenté les débats politiques durant plusieurs semaines. En effet, Crispin Mukenyi avait été désigné ministre provincial des Finances dans le gouvernement Kambulu II. Cependant, contrairement aux autres membres de l’équipe gouvernementale, il n’avait jamais été officiellement notifié ni installé dans ses fonctions, créant une situation aussi inédite qu’incompréhensible pour de nombreux observateurs.
Face au silence des autorités sur ce dossier, les interrogations n’ont cessé de croître autour de la gestion de ce ministère considéré comme le moteur financier de la province. L’absence de clarification officielle avait nourri toutes sortes d’interprétations au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Avec l’arrivée de Béatrice Kapinga, le gouverneur Kambulu met fin à cette zone d’ombre et ouvre une nouvelle séquence dans la gouvernance financière du Kasaï-Central. La nouvelle ministre est désormais attendue sur plusieurs chantiers prioritaires, notamment la mobilisation accrue des recettes provinciales, le renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques ainsi que l’accompagnement des projets de développement portés par l’exécutif provincial.
Cette nomination marque ainsi un tournant important pour la gestion des finances du Kasaï-Central, à un moment où les attentes de la population en matière de gouvernance et de développement restent particulièrement élevées.
✍🏽 Par Gilbert Kabongo



