À Tshikapa, dans le Kasaï, le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo prend une nouvelle intensité. Le président fédéral du Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo (BUREC) au Kasaï, Maître Clovis Lumuanga, s’est clairement positionné en faveur d’une réforme profonde de la Constitution, allant jusqu’à soutenir l’idée d’une Quatrième République fondée sur le fédéralisme.
Invité de l’émission Face à la Vérité sur Radio Kasaï24, ce cadre de l’Union sacrée de la Nation a salué l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale, qu’il considère comme une étape déterminante vers des réformes institutionnelles majeures.
Selon lui, la Constitution actuelle montre ses limites et freine l’efficacité de l’action publique. Il plaide ainsi pour un rééquilibrage des pouvoirs, notamment un renforcement des prérogatives du Chef de l’État et de l’autorité judiciaire, qu’il juge indispensables pour garantir une gouvernance plus stable et plus performante.
« On doit accorder le temps à celui qui dirige, on doit renforcer le pouvoir du Chef de l’État et les pouvoirs judiciaires. Toutes ces réformes nécessitent le changement de la Constitution », a-t-il affirmé.
Au-delà des institutions, Clovis Lumuanga défend également l’option fédéraliste qu’il présente comme une réponse structurelle aux défis de développement et de gouvernance auxquels fait face la RDC. Une vision qui, selon lui, permettrait de rapprocher davantage le pouvoir des réalités locales et d’accélérer le développement des provinces.
Dans un climat politique déjà tendu autour de la question constitutionnelle, il accuse une partie de l’opposition de refuser le débat. Une position qu’il juge contre-productive face à ce qu’il considère comme une dynamique de réforme inévitable.
« L’opposition n’a pas le droit de nous interdire de réfléchir sur le changement ou la révision de la Constitution. Le référendum est la voie légale de l’expression populaire », insiste-t-il.
Alors que les tensions s’accentuent entre partisans du statu quo et promoteurs de la réforme, le débat sur l’avenir institutionnel du pays s’installe durablement au cœur de l’agenda politique national. Une confrontation d’idées qui pourrait façonner les prochaines étapes de la vie politique congolaise.
✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda



