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Kinshasa : arrêté, séquestré pendant quatre heures et contraint de payer 10 dollars, le journaliste Chevalier Mukanzu dénonce les tracasseries militaires à l’aéroport de Ndjili

Le journaliste Chevalier Mukanzu, de PlanèteMedia.net, affirme avoir été victime, ce mercredi 8 juillet 2026, d’une arrestation arbitraire à l’aéroport international de Ndjili. Interpellé sans motif légal, il dit avoir été retenu pendant près de quatre heures avant d’être libéré après avoir versé 10 dollars à des militaires.

Selon son témoignage, le journaliste se rendait à l’aéroport pour recueillir des informations lorsqu’il a été intercepté à un poste de contrôle. Après avoir présenté sa carte de service, les militaires lui auraient lancé en lingala : « Tikela biso may i» (« Laisse-nous de quoi boire »), une expression couramment utilisée pour réclamer de l’argent chez les militaires.

« Je me rendais sur le terrain pour faire mon travail. À mon arrivée, les militaires m’ont demandé mes pièces de service. Je les ai présentées, mais ils m’ont répondu : « Tikela biso mayi, tokolia pièce nayo ? » Ensuite, ils m’ont dit que j’allais être arrêté un peu plus loin, au niveau de l’ancien restaurant Karibu. C’est effectivement ce qui s’est passé. À l’intérieur, j’ai trouvé plusieurs personnes arrêtées sans aucun motif. Mon téléphone a été confisqué par un militaire présenté comme Justin, avec son adjoint Kayembe. Je suis resté sans aucun moyen de communication. Finalement, je n’ai récupéré mon téléphone qu’après avoir payé 10 dollars », a-t-il confié à la rédaction.

Planetemedia.net qualifie cette situation de grave atteinte aux droits fondamentaux, dénonçant une arrestation arbitraire, une privation illégale de liberté ainsi qu’une forme d’extorsion.

Au-delà de son cas personnel, Chevalier Mukanzu affirme que plusieurs voyageurs subissent quotidiennement les mêmes pratiques aux différents postes de contrôle de l’aéroport de Ndjili. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certains militaires de la Garde républicaine exigeraient régulièrement de l’argent aux passagers avant de les laisser poursuivre leur chemin.

Le mode opératoire décrit par les victimes serait récurrent. À l’approche de l’aéroport, des militaires demanderaient aux passagers de « Tikela biso mayi». Ceux qui refusent seraient ensuite dirigés vers un bâtiment situé à proximité de l’ancien restaurant Karibu, où ils seraient retenus pendant plusieurs heures. D’après les témoignages, les personnes interpellées ne retrouvent leur liberté qu’après avoir déboursé une somme d’argent fixée à 10 dollars, voire plus.

Ces allégations suscitent de vives inquiétudes quant au respect des droits des citoyens et à l’image de l’une des principales portes d’entrée du pays. Plusieurs observateurs appellent les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités, de mettre fin à ces pratiques dénoncées et de garantir la libre circulation des citoyens dans le strict respect de la loi.

Chevalier Mukanzu appelle, pour sa part, les autorités militaires et gouvernementales à agir afin que de telles pratiques cessent définitivement à l’aéroport international de Ndjili et partout ailleurs.

✍🏽 Par la Rédaction

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