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ESU : bras de fer avec le gouvernement, les syndicats annoncent une journée morte le 15 juillet et brandissent la menace d’une grève générale

Les principales organisations syndicales de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), réunies ce samedi au siège de l’APUKIN, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Estimant que leurs revendications continuent d’être ignorées par le gouvernement, elles annoncent une journée sans activités le 15 juillet et préviennent qu’une grève générale sera déclenchée à partir du 22 juillet 2026 si aucune solution concrète n’est apportée.

Cette position commune est portée par l’APUKIN, le RAPUICO, le Collectif des ACS, l’Intersyndical, le SYNCAS et le SYNACASS, qui disent avoir constaté une absence de volonté politique de faire avancer les dossiers jugés prioritaires pour le secteur.

Au cœur des revendications figurent notamment l’application du nouveau barème salarial, le paiement de la paie complémentaire, l’octroi de la prime de recherche, la dotation des véhicules aux professeurs, la prise en charge des scientifiques en DEA et en thèse, ainsi que la mécanisation des nouvelles unités.

Selon les syndicats, les informations en leur possession indiquent qu’aucune avancée n’est envisagée au cours du troisième trimestre de l’année. Ils attribuent cette situation au ministère des Finances, qu’ils accusent de bloquer le traitement de ces revendications.

En guise de première action, une journée morte est décrétée pour le mercredi 15 juillet dans tous les établissements publics de l’ESU. À cette occasion, les agents et enseignants de Kinshasa sont appelés à se rassembler devant le cabinet du ministre des Finances à partir de 08h08.

Les organisations syndicales préviennent toutefois que cette mobilisation ne constitue qu’une première étape. Si le gouvernement ne donne pas suite à leurs exigences, elles remettront en vigueur la grève suspendue en 2024. Celle-ci entraînerait la paralysie de l’ensemble des activités académiques et administratives, notamment les cours, les examens, les soutenances de thèse, les défenses de mémoires de DES et de DEA, les travaux tutorés, les mémoires de maîtrise ainsi que les services administratifs.

À travers cette nouvelle montée de pression, le banc syndical entend contraindre les autorités à ouvrir des négociations et à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants et du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire.

ci dessous, le communiqué

✍🏽 Par Bobo Bolia Trésor

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