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Dekese au bord de l’asphyxie : la société civile dénonce la misère et la flambée des frais de Soficom à 5%

La Société civile Force Vive de Dekese, dans la province du Kasaï, exprime sa vive préoccupation face aux conditions de vie de la population et à la hausse des frais de transaction appliqués par l’opérateur Soficom. Dans un communiqué publié ce mercredi, elle appelle les autorités à intervenir en urgence pour répondre aux difficultés auxquelles est confronté le territoire.

Selon cette organisation citoyenne, Dekese demeure l’un des territoires les plus enclavés de la province, confronté à un déficit criant d’infrastructures et de services sociaux de base. Elle cite notamment le mauvais état des routes, l’insuffisance des structures sanitaires, le manque d’accès à l’eau potable ainsi que les nombreuses difficultés qui freinent le développement de la région.

« Nos concitoyens sont contraints de survivre sans le minimum vital. L’État et ses partenaires doivent regarder Dekese avec sérieux », peut-on lire dans le communiqué.

Le président de la Société civile Force Vive de Dekese, Degaul Benkanda Mpembe, dénonce également la décision de l’agence Soficom d’augmenter les frais de transaction de 2 % à 5 %, une mesure qui, selon lui, aurait été appliquée sans information préalable de la clientèle.

La structure estime que cette hausse pénalise davantage les commerçants et les habitants, déjà confrontés à un coût de la vie élevé et à un accès limité aux services financiers. Elle rappelle que les services de transfert d’argent constituent, pour de nombreux habitants, la principale alternative aux établissements bancaires.

Face à cette situation, la Société civile demande aux autorités provinciales, aux élus et aux services compétents de diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités et de protéger les intérêts de la population.

Elle plaide notamment pour le rétablissement des anciens tarifs de Soficom en attendant une concertation avec les parties concernées, des investissements urgents dans les infrastructures de base ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de dialogue avec les opérateurs économiques afin d’éviter de nouvelles décisions unilatérales.

Au moment de la publication de cet article, la direction locale de Soficom à Dekese n’avait pas encore réagi à ces allégations. Son droit de réponse demeure pleinement garanti.

✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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