Le projet de référendum continue de susciter des réactions dans la société civile congolaise. Soixante-cinq organisations demandent à Félix Tshisekedi de ne pas promulguer la loi fixant les modalités d’organisation de cette consultation populaire.
Dans un mémorandum adressé au chef de l’État, ces structures estiment que l’ouverture d’un tel processus dans le contexte actuel risque d’exacerber les tensions politiques et de relancer les inquiétudes autour d’une éventuelle modification de la Constitution du 18 février 2006.
Elles privilégient plutôt la tenue rapide d’un dialogue national inclusif, qui devrait selon elles s’attaquer aux urgences du pays : la situation sécuritaire dans l’Est, les déplacements de populations, les difficultés économiques, les questions sanitaires et la préparation des prochaines échéances électorales.
Cette prise de position, selon le média reporter.cd, intervient après l’arrêt rendu le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle. La haute juridiction a déclaré la loi conforme à la Constitution, tout en formulant des réserves d’interprétation sur 13 de ses 44 articles.
Les organisations contestent également le contexte parlementaire ayant entouré l’adoption du texte. Elles font état d’allégations de corruption, de trafic d’influence et d’abus de pouvoir, tout en reconnaissant que ces accusations n’ont pas encore été établies par une enquête officielle.
Pour les signataires, la promulgation de la loi pourrait être perçue comme un pas supplémentaire vers une transformation de la Loi fondamentale et alimenter les craintes liées à l’échéance présidentielle de 2028.
Ils préviennent enfin qu’une adoption définitive du processus pourrait entraîner des actions citoyennes et démocratiques. Les organisations assurent toutefois vouloir inscrire leur mobilisation dans un cadre strictement pacifique.
✍🏽 Par la rédaction



