La peur gagne du terrain dans plusieurs quartiers de la commune de Kimbanseke. Depuis plusieurs jours, des habitants des quartiers Nsanga, Kakundji et Kayolo, notamment sur l’axe Mokali-Pascal, dénoncent une recrudescence des actes de violence attribués à des groupes de jeunes délinquants communément appelés kuluna.
Armés de machettes, couteaux et autres armes blanches, ces groupes seraient régulièrement présents sur plusieurs avenues, notamment Kodia, Kimpolo, Congo, Mangengenge, Mpati, Moba, Ngambo, Kimpese et Banana. Selon plusieurs témoignages, ils interceptent les passants, les dépouillent de leurs biens et recourent à la violence lorsque les victimes tentent de résister.
« Le matin de 8 h à 13 h, l’après-midi de 14 h à 18 h et même la nuit jusqu’à 4 h, nous entendons des cris de détresse. Nous ne savons plus où nous sommes en sécurité », témoigne un habitant d’un des quartiers concernés.
La présence de certains sous-commissariats de police, notamment à Buma, Congo, Mangengenge et Kimpese, ne semble pas suffire à rassurer la population. Les habitants déplorent surtout un manque d’effectifs, avec parfois seulement un ou deux policiers affectés à certaines zones, une situation jugée largement insuffisante face à l’ampleur des incidents rapportés.
Face à cette situation, les habitants de Kimbanseke appellent les autorités à renforcer urgemment le dispositif sécuritaire, à accroître les patrouilles et à mener des enquêtes permettant d’identifier et d’interpeller les auteurs présumés de ces violences.
« L’État doit nous venir en aide. Nous voulons simplement pouvoir circuler et vivre sans avoir peur d’être agressés », plaide une mère de famille.
Alors que l’insécurité continue de susciter l’inquiétude, la population de Kimbanseke attend désormais des réponses concrètes des autorités locales et des forces de sécurité. Pour les habitants, l’urgence n’est plus aux promesses, mais à la sécurisation effective des rues et des avenues.
✍🏽 Par Chevalier Mukanzu



