Planetemedia.net

La sensibilité dans l'information

Advertisement
Kasaï : une pluie dévastatrice arrache maisons, écoles et églises, plus de 25 familles laissées sans abri à Kamba Musalo Sha Ngombwe

C’est une nuit de désolation dans le groupement de Kamba Musalo Sha Ngombwe, secteur de l’Entre Kasaï-Lwanga-Tshimo, territoire de Tshikapa-Kamonia, dans la province du Kasaï, une forte pluie accompagnée de violentes rafales de vent a semé la panique dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 septembre 2026.

Le drame s’est produit aux environs de 22 heures. En quelques heures, plusieurs habitations, établissements scolaires et lieux de culte ont été lourdement endommagés ou détruits. Des toitures ont été arrachées, des murs se sont effondrés et d’importants biens matériels ont été emportés par la violence des intempéries.

Selon les premières informations recueillies sur place par le Collectif pour la Protection des Victimes des Guerres et des Groupes Vulnérables (COPROVIGUE), en collaboration avec les autorités locales, le bilan provisoire fait état de plus de 25 maisons d’habitation emportées ou complètement décoiffées.

Au moins trois écoles ont également vu leurs toitures arrachées, entraînant la destruction de plusieurs matériels scolaires. Deux églises se sont effondrées, tandis que plusieurs tonnes de stocks alimentaires ainsi que des biens de valeur appartenant aux familles ont été perdus.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée à ce stade. Toutefois, les conséquences humanitaires sont déjà importantes. Plusieurs familles se retrouvent sans toit et certaines personnes ont été contraintes de passer la nuit à la belle étoile, exposées au froid, à la pluie et à d’éventuels risques sanitaires.

« Le vent était très fort. Il a soulevé les tôles comme des feuilles. Nous avons tout perdu. Nos enfants n’ont plus d’école et nous n’avons plus de maison. Nous demandons de l’aide », témoigne un habitant, selon les informations recueillies dans le cadre de l’évaluation menée par le COPROVIGUE.

Au lendemain de cette catastrophe, la désolation est visible dans plusieurs coins de la localité. Femmes, enfants et autres membres des familles sinistrées s’activent pour récupérer ce qui peut encore l’être parmi les décombres et les tôles dispersées par le vent. Pour certaines familles, il ne reste pratiquement plus rien de leurs habitations.

La destruction des infrastructures scolaires risque également de perturber la scolarité des enfants de la région. Des salles de classe ayant été endommagées et du matériel scolaire détruit, la reprise normale des activités scolaires pourrait être compromise si aucune intervention rapide n’est mise en place.

Face à cette situation, le COPROVIGUE, à travers sa Coordination nationale basée à Tshikapa, a lancé ce vendredi une alerte humanitaire référencée N°009/COPROVIGUE-CN/2026. L’organisation appelle à une intervention urgente du Gouvernement provincial du Kasaï, de l’Administrateur du territoire de Tshikapa-Kamonia ainsi que des partenaires humanitaires.

Dans son alerte, le COPROVIGUE recommande notamment le déploiement rapide d’une mission d’évaluation sur le terrain afin de déterminer avec précision l’ampleur des dégâts et les besoins prioritaires des familles affectées. Il sollicite également une assistance d’urgence en bâches, tôles, vivres et biens non alimentaires pour permettre aux sinistrés de retrouver un minimum de protection et de dignité.

L’organisation insiste également sur la nécessité de réhabiliter les écoles touchées afin de permettre aux élèves de reprendre les cours dans des conditions acceptables, mais aussi de mettre en place une prise en charge sanitaire pour prévenir les risques de paludisme et de maladies hydriques auxquels les personnes privées d’abri pourraient être davantage exposées.

« La situation est critique. Ces familles vulnérables, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont exposées aux intempéries. Il faut agir vite pour éviter le pire », alerte Sadam Kapanda Wa Kapanda, Coordonnateur national du COPROVIGUE.

En attendant l’arrivée d’éventuels secours, les familles sinistrées lancent un cri d’alarme aux autorités, aux organisations humanitaires, aux partenaires et à toutes les personnes de bonne volonté. Leur priorité est désormais de retrouver un toit, mettre les enfants à l’abri et obtenir les moyens nécessaires pour faire face aux pertes enregistrées.

À Kamba Musalo Sha Ngombwe, cette nuit de pluie a laissé derrière elle un lourd bilan matériel et des dizaines de familles plongées dans la précarité. L’urgence est désormais à la mobilisation afin que cette catastrophe naturelle ne se transforme pas en une crise humanitaire plus grave.

✍🏽 Par la Rédaction

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *