À fungurume dans la province du Lualaba, un motard gît sur un lit d’hôpital tandis que CMOC TFM semble n’avoir qu’une seule priorité, protéger son manager, André.
Une moto broyée, un corps projeté au sol, le sang sur la poussière rouge de la route.
Lors d’une opération de destruction d’habitations, le véhicule du dispositif de l’entreprise a violemment percuté un homme.
Les témoins décrivent encore l’impact : la violence du choc, la panique, le silence qui suit.
La victime a été évacuée en urgence, mais ce qui choque le plus n’est pas l’accident, c’est la manière dont l’entreprise l’a géré. Pas de constat officiel, aucun rapport, aucune communication publique.
Des témoins priés de s’éloigner, des téléphones baissés. Comme si la priorité n’était pas la vie d’un homme, mais l’image d’une entreprise et la protection d’un cadre.
Plusieurs sources concordantes sur place citent un nom : André, manager de CMOC TFM, conducteur du véhicule selon les témoins. Ce n’est pas un employé ordinaire, c’est un cadre. Et depuis que son nom circule, CMOC reste silencieux. Aucune enquête officielle annoncée.
Aucune suspension. Aucune clarification. Ce silence n’est pas prudence, c’est stratégie. Une stratégie qui dit tout de leurs priorités.
Si un simple conducteur local avait été impliqué, il aurait déjà été interrogé, sanctionné, peut-être licencié. Mais un cadre ?
Tout devient flou, invisible. La justice se transforme en privilège, la vérité en option, et la vie d’un homme devient secondaire.
À Fungurume, cette injustice est ressentie comme un symbole : un système où certains postes protègent plus que des vies humaines.
La responsabilité de CMOC est directe.
L’opération était organisée par l’entreprise, le véhicule lui appartenait, la sécurité relevait de ses équipes, et le conducteur mis en cause est un cadre.
La responsabilité est morale, opérationnelle et institutionnelle.
On ne peut pas contrôler un site, diriger des hommes, imposer des déguerpissements et se laver les mains lorsqu’un corps tombe. Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe.
Le silence en dit plus que tous les communiqués : il accuse.
Mais il ne s’agit pas seulement d’un problème institutionnel, c’est un drame humain.
Un motard gravement blessé, une famille inquiète, une communauté choquée. La récupération médicale sera longue, la confiance, peut-être plus encore.
Pendant ce temps, CMOC protège son image et son manager. Cette mécanique met en colère : elle montre que certaines vies comptent moins que certains postes.
Ce que l’on exige n’est pas un scandale fabriqué, mais la vérité.
Qui conduisait ? Dans quelles conditions ?
Quelles responsabilités ?
Quelles sanctions ? Rien de plus. Juste la transparence que tout citoyen, toute communauté, toute victime mérite.
À force d’étouffer les faits, CMOC ne protège pas seulement un nom : elle salit sa réputation, son autorité et la confiance des habitants du Lualaba.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’un motard blessé. Il s’agit de dignité, de justice, de vérité. Le silence de CMOC et la protection d’André sont un affront à cette dignité.
À Fungurume, chacun le sait : la vérité finit toujours par remonter.
Et quand elle éclatera, le scandale ne sera pas l’accident. Le scandale sera l’impunité choisie.
✍🏽 Par la rédaction



