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Polémique sur la Constitution : sous pression, Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Tshisekedi

Au cœur d’une vive controverse politique ces derniers jours, Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, a finalement clarifié sa position après la polémique suscitée par ses propos sur la Constitution.

Dans une communication adressée à ses collègues sénateurs, il a présenté ses excuses pour toute incompréhension et a réaffirmé sa loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi, ainsi que son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation.

La controverse trouve son origine dans une conférence de presse tenue le 4 mars 2026, au cours de laquelle l’autorité morale de l’AFDC-A avait déclaré qu’il fallait « changer les mentalités avant de changer les textes ».

Cette phrase avait rapidement alimenté les débats dans la classe politique, certains y voyant une prise de position contre l’idée d’une révision de la Constitution de 2006.

Dans un contexte où plusieurs figures de la majorité présidentielle plaident ouvertement pour un débat sur la modification de la loi fondamentale, ces propos avaient suscité de fortes réactions au sein de l’Union sacrée.

Des critiques se sont multipliées dans les milieux politiques et parlementaires, allant jusqu’à l’initiative d’une pétition visant le deuxième vice-président du Sénat.

Face à cette vague de réactions, Bahati Lukwebo affirme aujourd’hui que ses propos ont été sortis de leur contexte et mal interprétés. Selon lui, il n’a jamais exprimé d’opposition de principe à une éventuelle révision constitutionnelle, mais souhaitait plutôt souligner la nécessité d’un débat responsable et approfondi au sein de la majorité présidentielle.

Dans le même message, il dénonce également ce qu’il qualifie de « cabale » autour du dossier relatif à l’acquisition de la succursale de Bralima à Bukavu par le groupe Heineken, un sujet qui alimente également les discussions dans certains milieux politiques.

Par ailleurs, le sénateur a réitéré son soutien aux initiatives diplomatiques et politiques visant à ramener la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Il a notamment évoqué l’accord de Washington et appelé au respect de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui plaide pour un cessez-le-feu et met en garde contre tout risque de balkanisation du pays.

Dans sa communication, Modeste Bahati Lukwebo dit regretter toute incompréhension suscitée par ses propos et réaffirme sa fidélité au président Félix Tshisekedi ainsi que son attachement à l’Union sacrée de la Nation, dans un climat politique marqué par un débat de plus en plus sensible autour de l’avenir de la Constitution.

✍🏽 Par la rédaction

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