La justice française a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre après la mort de Karine Buisset, une humanitaire française en République démocratique du Congo. L’information a été rendue publique vendredi par l’Agence France-Presse, et le dossier est désormais suivi par le Parquet national antiterroriste (PNAT).
Karine Buisset, collaboratrice de l’UNICEF basée à Goma dans la province du Nord-Kivu, a perdu la vie mercredi matin après l’impact d’un drone sur un immeuble d’habitation.
Le bâtiment accueillait plusieurs organisations humanitaires. L’experte était spécialisée dans les programmes de prévention contre l’exploitation et les abus sexuels.
La mort de cette humanitaire a suscité une vive émotion au sein de la communauté internationale.
La directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, a exprimé sa profonde consternation, rappelant que les civils et les travailleurs humanitaires doivent impérativement être protégés dans les zones de conflit.
La commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, a également condamné fermement cette attaque, qualifiée de particulièrement grave, tout en saluant l’engagement humanitaire de Karine Buisset.
Les autorités congolaises ont exprimé leur tristesse et adressé leurs condoléances à la famille, aux autorités françaises et aux acteurs humanitaires présents dans la région. Elles ont précisé que les circonstances exactes de l’explosion restent à établir.
Goma, régulièrement affectée par les violences liées aux conflits armés dans l’est de la RDC, demeure une zone particulièrement dangereuse pour les humanitaires.
L’enquête ouverte par la justice française vise à faire toute la lumière sur cet incident et à déterminer les responsabilités éventuelles dans cette frappe meurtrière.
✍🏽 Par Joël T.



