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RDC : 20 ans après sa promulgation, Nestor Ngalamulume Kalonga soutient la révision de la Constitution et relance le débat sur un troisième mandat

Vingt ans après sa promulgation, la révision ou le changement de la Constitution de la République Démocratique du Congo continue de susciter des interrogations au sein de l’opinion publique et de la classe politique.

Pour les partisans de l’Union sacrée de la nation, cette loi fondamentale n’est plus adaptée aux réalités actuelles du pays.

Selon Nestor Ngalamulume Kalonga, fédéral du parti Avance pour un Congo Émergent (AVANCE) au Kasaï Central :

« Même la Bible a été modifiée selon les sectes, les pays et les époques. Pourquoi la Constitution ne pourrait-elle pas être adaptée aux réalités actuelles et au maintien de la diplomatie congolaise ? »

Il a affirmé que pour AVANCE Kasaï Central, le changement de la Constitution est soutenu et qu’ils sont derrière le chef de l’État.

La révision de la Constitution du 18 février 2006, modifiée le 20 janvier 2011, n’appelle aucun débat, selon lui, car les dispositions existantes permettent au président d’initier une révision sans violer aucun article des 229 que compte la loi fondamentale.

En revanche, pour l’opposition, cette démarche est perçue comme une manœuvre visant à préparer un troisième mandat.

Lors d’un rassemblement de l’UDPS à Kinshasa, le samedi 7 mars, le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, a annoncé que son parti entendrait bien « toucher » à la Constitution de 2006, relançant ainsi le débat sur le mandat présidentiel de Félix Tshisekedi, dont le second mandat s’achève en 2028.

Face à cette annonce, l’opposition a exprimé son rejet. Jean-Marc Kabund, leader de l’Alliance pour le Changement, a qualifié ce débat de « moralement inacceptable » et « politiquement irresponsable » en pleine guerre dans l’Est du pays.

Martin Fayulu, président du parti Ecidé, l’avait déjà jugé « inopportun » et appelé à « ne plus se laisser distraire ».

Le camp de l’ex-président Joseph Kabila dénonce pour sa part une « démarche suicidaire » visant à « défier le peuple.»

La question de la révision constitutionnelle demeure donc au cœur des tensions politiques en RDC, opposant partisans d’une réforme et opposants craignant une modification du mandat présidentiel.

✍🏽 Par Gilbert Kabongo

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