Depuis plusieurs semaines, le débat sur la révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo, loi fondamentale du pays, occupe tous les couloirs politiques.
Dans un échange téléphonique ce vendredi 13 mars depuis Kinshasa, le député provincial honoraire du Kasaï et cadre du Congrès des Alliés pour l’Action au Congo (CAAC), Léon Mudilele Mayi Malomba, a exprimé son soutien à cette initiative de révision constitutionnelle.
Selon lui, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’est pas le premier chef d’État à entreprendre une telle démarche démocratique, ses prédécesseurs ayant également modifié la Constitution pour diverses raisons.
« Tout ce qui s’oppose aujourd’hui à la révision n’a peut-être pas pleinement exploité les possibilités offertes par la loi. Les articles existants autorisent déjà ce type de gymnastique juridique », a précisé Léon Mudilele Mayi Malomba.
Interrogé sur le risque que cette révision profite au président pour briguer un troisième mandat, le député honoraire a rappelé que la Constitution actuelle n’a pas été conçue pour le mandat de Félix Tshisekedi et que son actualisation est nécessaire pour le bien du pays.
Il a ajouté qu’après étude par des experts, la révision apparaît opportune, la Constitution actuelle étant jugée taillée au profit de certains ennemis de la nation.
Il s’est également référé à une jurisprudence passée, lorsque la Constitution avait été modifiée pour officialiser les immunités parlementaires des députés provinciaux, démontrant que la révision est un outil légal et légitime.
Quoi qu’il en soit, le débat sur la révision constitutionnelle continue de susciter de vives discussions à travers le pays et à l’étranger.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



