Le processus de remplacement du deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo est désormais enclenché.
À la suite de la publication du calendrier électoral par le bureau de la Chambre haute, la majorité parlementaire réunie au sein de l’Union sacrée de la Nation a officiellement lancé la phase de dépôt des candidatures.
Dans un communiqué rendu public le 27 mars, le secrétaire permanent de cette plateforme politique, André Mbata, a annoncé que les sénateurs intéressés peuvent soumettre leurs dossiers du 28 au 29 mars 2026.
Cette étape vise à identifier le candidat unique de la majorité, proche du président Félix Tshisekedi, pour ce poste stratégique au sein du bureau du Sénat.
Les postulants sont appelés à déposer un dossier complet comprenant notamment un curriculum vitae et une lettre de motivation, conformément aux exigences prévues par les textes en vigueur et par le règlement intérieur du Sénat.
L’examen des candidatures est programmé pour le 30 mars.
À cette occasion, plusieurs critères seront pris en compte, notamment le parcours professionnel, l’expérience parlementaire, la crédibilité ainsi que l’intégrité des candidats.
L’engagement au sein de l’Union sacrée et la loyauté à son autorité politique figureront également parmi les éléments déterminants pour la sélection finale. Le nom du candidat retenu devrait être dévoilé le même jour.
La procédure se poursuivra le 31 mars avec le dépôt officiel de la candidature sélectionnée auprès du président du Sénat.
Cette formalité sera accomplie par André Mbata, accompagné du sénateur désigné par la majorité.
L’élection est fixée au 3 avril au Palais du Peuple, siège du Parlement à Kinshasa. Les sénateurs devront alors élire celui qui succédera à Modeste Bahati Lukwebo.
La démission de ce dernier, actée le 21 mars lors d’une séance plénière, est intervenue dans un contexte de contestation interne marqué par le dépôt d’une pétition initiée par certains sénateurs.
Une commission spéciale avait été mise en place pour examiner cette démarche, mais ses travaux ont été interrompus après la décision de l’intéressé de se retirer.
Cette vacance du poste intervient ainsi dans un climat politique marqué par des tensions internes au sein de la Chambre haute, ayant conduit à la remise en cause du maintien de l’ancien deuxième vice-président.
✍🏽 Par la rédaction



