La Nouvelle Génération du Congo (NOGEC) traverse une crise interne majeure marquée par une profonde division de leadership, sur fond de tensions autour de la succession de son autorité morale.
Réunie en conclave des hauts cadres à Kinshasa, une première tendance du mouvement a acté l’empêchement définitif de Mutamba Tungunga Constant, récemment condamné pour détournement de deniers publics. Le groupe estime que sa condamnation à trois ans de prison, confirmée par la Cour de cassation, le rend définitivement inapte à diriger le parti, même symboliquement.
Dans la même dynamique, cette aile du parti a désigné Maître Dolly Mwanza comme nouvelle autorité habilitée à engager politiquement la NOGEC et à assurer toutes les prérogatives de la direction morale, en attendant une restructuration complète du bureau politique.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. Une autre tendance, incarnée notamment par Van Walessa, rejette cette nouvelle orientation et conteste la légitimité de la transition opérée à Kinshasa. Pour ce camp, aucune décision de remplacement ne peut être valable sans un consensus interne plus large.
Cette dualité de leadership confirme une fracture ouverte au sein de la NOGEC, désormais divisée entre deux pôles qui revendiquent chacun la continuité et la légitimité du mouvement.
Alors que l’un cherche à réorganiser la structure autour de Dolly Mwanza, l’autre reste fidèle à une autre ligne incarnée par Van Walessa, plongeant le parti dans une incertitude politique profonde.
✍🏽 Par Chevalier Mukanzu



