Kinshasa, 3 juin 2026 – Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi Wamulumba pour le Progrès Social (RCET-CPS) a réagi, dans la soirée de ce mercredi, à la journée « ville morte » décrétée par l’opposition. Au cours d’une conférence de presse animée par son président, Lisanga Bonganga, cette structure proche de l’Union sacrée a qualifié cette action d’« échec cuisant ».
Pour le RCET-CPS, la journée du 3 juin ne répond nullement aux critères d’une véritable ville morte telle qu’elle était pratiquée à l’époque d’Étienne Tshisekedi Wamulumba.
« La ville morte, telle que nous l’avons connue avec notre mentor Étienne Tshisekedi Wamulumba, devait être une journée totalement paralysée. Ce à quoi nous avons assisté aujourd’hui ne peut même pas être comparé à une demi-journée ville morte », a déclaré Lisanga Bonganga.
Dans sa communication, le mouvement affirme avoir effectué une descente de terrain dans plusieurs communes de Kinshasa afin d’évaluer l’impact de l’appel lancé par l’opposition. Son constat est sans appel.
« Ce n’est qu’une ville morte de nom. Une ville morte sans impact. Une ville morte qui a accouché d’une petite souris noire », a-t-il soutenu.
Face à la presse, cette structure se réclamant de l’héritage politique d’Étienne Tshisekedi est également montée au créneau contre les initiateurs de cette journée, réunis au sein du C64, plateforme regroupant notamment Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Matata Ponyo, Delly Sessanga et Jean-Marc Kabund.
Le RCET-CPS les a qualifiés d’« opposants haineux » et estime que leur initiative était vouée à l’échec.
« Oser opposer une journée ville morte au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, fils biologique et héritier politique de l’initiateur des villes mortes, Étienne Tshisekedi de regrettée mémoire, c’est faire preuve d’amnésie politique. Une telle démarche ne pouvait se solder que par un échec cuisant », ont déclaré les compagnons d’Étienne Tshisekedi.
Pour rappel, le C64 avait appelé à une journée « ville morte » le 3 juin afin de protester contre le projet de révision constitutionnelle et d’autres questions de gouvernance soulevées par l’opposition. De son côté, le gouvernement provincial de Kinshasa avait interdit toute manifestation sur la voie publique, qualifiant cette initiative de démarche motivée par des intérêts mesquins.



