Le journaliste Jean-Claude Mukenga, correspondant de B-One Télévision dans le Grand Katanga et responsable du média PlaneteMedia.net, a été victime, mercredi soir, d’un spectaculaire cambriolage à la kermesse mise à jour/KBG, organisée sur l’avenue des Arpenteurs à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Son véhicule, stationné à l’endroit indiqué par un agent de sécurité de la kermesse, a été vandalisé avant d’être vidé de plusieurs équipements professionnels et effets personnels de grande valeur. L’incident, marqué également par l’agression d’un journaliste et de vives tensions avec les responsables de la sécurité, soulève de sérieuses interrogations sur le dispositif sécuritaire mis en place lors de cet événement.
Selon les faits rapportés, JC Mukenga et ses accompagnateurs avaient régulièrement accédé à la kermesse. Après une journée particulièrement chargée marquée par plusieurs émissions, le journaliste s’était rendu sur le site afin d’honorer un rendez-vous avec un partenaire qui l’avait contacté et convié à le rencontrer sur place.
Alors qu’il se dirigeait vers la kermesse, JC Mukenga affirme avoir remarqué un mouvement inhabituel, notamment un véhicule dont le comportement lui paraissait suspect et qui semblait le suivre sur une partie du trajet. Une fois arrivé sur les lieux, alors que le parking était presque saturé, un agent de sécurité leur a indiqué un emplacement où garer leur véhicule. Ils s’y sont conformés avant de rejoindre les festivités.

Après avoir stationné son véhicule à l’endroit indiqué, le journaliste et ses accompagnateurs auraient de nouveau remarqué le passage d’un véhicule jugé suspect à proximité de leur emplacement, dans des circonstances qui ont attiré leur attention. Sur le moment, aucun lien n’a été établi avec cette situation. Cependant, après la découverte du cambriolage, ces éléments pourraient constituer des pistes importantes dans le cadre des investigations afin d’établir les circonstances exactes de cet incident.
À leur sortie, la scène est consternante. La vitre latérale gauche du véhicule avait été fracassée. Les malfaiteurs ont emporté 3 téléphones dont deux iPhone, un 15 Pro et un 16, un téléphone Samsung, une caméra Panasonic 4K, deux ordinateurs sont un Lenovo Yoga Slim 7i, trois microphones professionnels, un trépied de caméra, un passeport, 830 dollars américains en espèces, un power-bank ainsi que quatre chemises neuves. Des outils de travail indispensables pour un journaliste, représentant un préjudice de plusieurs milliers de dollars.

L’émotion a rapidement laissé place à l’incompréhension. Au moment où les victimes découvraient le cambriolage, l’agent de sécurité affecté à cet emplacement se serait approché pour leur réclamer de l’argent. Les responsables de la kermesse, alertés, sont arrivés sur les lieux. Cependant, selon les victimes, un manager a rejeté toute responsabilité, soutenant que le véhicule était stationné en dehors du périmètre sécurisé, alors que cet emplacement leur avait été indiqué par un agent de sécurité de la manifestation.
La situation s’est ensuite fortement dégradée. Les victimes rapportent que certains responsables leur auraient déclaré qu’elles pouvaient « appeler qui elles veulent », ajoutant que rien ne leur arriverait en raison de leurs relations dans la ville et parce que la kermesse appartiendrait à des autorités de la province
Quelques instants plus tard, un journaliste présent sur les lieux a été violemment agressé par un responsable de la sécurité. Les coups reçus lui ont causé une blessure à la gorge, sous le regard de plusieurs témoins.
Alertée, la Police nationale congolaise n’est arrivée sur place qu’après près de deux heures. Les policiers ont procédé au constat des faits, sans qu’aucune interpellation ne soit effectuée. Entre-temps, les agents de sécurité avaient fermé les portes de la kermesse, empêchant toute intervention immédiate.
Au-delà des pertes matérielles considérables subies par JC Mukenga, cette affaire met en lumière de graves préoccupations concernant la sécurité des visiteurs lors des manifestations publiques. Le cambriolage d’un véhicule orienté par les agents de sécurité, l’agression d’un journaliste et les accusations de menaces et d’intimidation formulées à l’encontre de certains responsables appellent désormais une enquête rigoureuse afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ces faits et que les responsabilités soient établies.
✍🏽 Par la Rédaction



