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Luiza : l’exploitation aurifère dans le viseur, 4 sociétés interpellées par un collectif de journalistes

L’or de Luiza suscite de nouvelles interrogations. Un collectif de cinq journalistes d’investigation affirme avoir relevé plusieurs zones d’ombre autour des activités de quatre sociétés opérant dans ce territoire du Kasaï-Central, notamment sur leurs titres miniers et la conformité de leurs opérations.

Dans un rapport publié ce week-end, le collectif cite quatre entreprises, dont OXOR CAPITAL, SHASHEM et RECOPANE, et soulève des interrogations sur la validité des titres miniers, les périmètres exploités et la traçabilité des revenus issus de l’or.

À Kayembe, les enquêteurs affirment avoir constaté la présence de dragues, motopompes industrielles, tracteurs et autres équipements lourds attribués à OXOR CAPITAL. Sept ressortissants russes auraient également été retrouvés sur le site. Selon le rapport, ils auraient présenté un document de prospection daté du 10 août 2025, alors que le périmètre aurait été invalidé par les services techniques depuis 2015.

À Sankaji, la société SHASHEM est également citée. Le collectif affirme y avoir constaté deux dragues de grande capacité et un groupe électrogène industriel, sans qu’un titre d’exploitation valide n’ait été présenté aux enquêteurs.

Le cas de RECOPANE, à Mbangu, apparaît toutefois différent. La société disposerait de plusieurs documents administratifs, dont un arrêté ministériel, une autorisation provinciale et une attestation de prospection. Les journalistes s’interrogent néanmoins sur l’étendue réelle de ces autorisations au regard des activités observées sur le terrain.

Face à ces révélations, le collectif demande aux autorités compétentes de faire toute la lumière sur les titres miniers, les opérations constatées et les flux financiers générés par l’exploitation aurifère à Luiza.

L’enjeu est de taille : déterminer si l’or extrait dans ces zones l’est dans le strict respect du Code minier congolais et si les communautés locales ainsi que l’État bénéficient réellement des retombées de cette activité.

✍🏽 Par Gilbert KABONGO

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