Le ministère des Mines sort le dossier disciplinaire. KITEHE LOHAYO Vano, chef de division provinciale des Mines et Géologie du Lualaba, fait l’objet d’une suspension préventive et d’une action disciplinaire pour des absences présumées injustifiées. La notification officielle, datée du 23 octobre 2026, lui accorde vingt jours francs pour présenter sa défense.
Le dossier est désormais entre les mains de l’administration générale des Mines au niveau national. Dans une correspondance signée par le secrétaire général aux Mines, Jacques Ramazani Lutuba, le ministère reproche au responsable provincial de s’être absenté de son poste pendant plusieurs jours au cours du mois d’octobre, sans autorisation hiérarchique ni justification préalable.
Les faits sont consignés dans un procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire annexé à la notification. Selon ce document, ces absences auraient porté préjudice à l’État et constitué un manquement aux règles qui régissent la conduite des agents publics.
Un chef de division peut-il se soustraire à ses obligations sans avoir à rendre des comptes ? C’est toute la question soulevée par cette affaire. Dans une province où l’activité minière occupe une place majeure dans l’économie nationale, les services des Mines sont appelés à jouer un rôle important dans l’encadrement administratif du secteur. La responsabilité de leurs dirigeants est donc loin d’être anodine.
Le ministère ne s’est pas contenté d’un rappel à l’ordre. La procédure engagée prévoit une suspension préventive et la saisine de plusieurs autorités. La notification a notamment été transmise au ministre des Mines, aux responsables de la Fonction publique et à la gouverneure du Lualaba.
Le signal est clair, les faits reprochés doivent être examinés et le responsable concerné est appelé à répondre devant sa hiérarchie. Les dispositions légales et réglementaires citées dans le dossier servent de fondement à cette démarche disciplinaire.
Vingt jours pour fournir des explications. KITEHE LOHAYO Vano est désormais attendu sur les faits qui lui sont reprochés. Il lui revient de présenter sa version et de produire les éléments susceptibles d’éclairer les circonstances de ses absences. Son silence éventuel ou les réponses qu’il apportera ne peuvent toutefois être présumés à ce stade.
Une nuance demeure essentielle, la suspension est préventive et ne constitue pas une décision définitive établissant sa culpabilité. La procédure doit permettre d’examiner les faits et les moyens de défense de l’intéressé avant toute conclusion définitive.
Mais cette affaire pose une question qui dépasse le cas d’un seul responsable, les exigences de présence, de discipline et de redevabilité sont-elles appliquées avec la même rigueur à tous les niveaux de l’administration ?
Pour l’heure, le ministère des Mines a ouvert le dossier. Le chef de division est sommé de s’expliquer. La suite dépendra des éléments présentés à sa décharge et des décisions que prendra l’autorité compétente.
Au Lualaba, l’affaire est désormais officielle, les explications sont attendues, et la procédure disciplinaire devra établir ce qui s’est réellement passé.
Nous y reviendrons!
✍🏽 Par Jean-Claude Mukenga



