Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de l’ex-président Joseph Kabila et membre du mouvement Sauvons le Congo, a récemment pris la parole pour défendre Mgr Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), au cœur d’une polémique concernant un prétendu accord de 99 ans entre la République démocratique du Congo et les États-Unis.
Dans un message publié sur son compte X, Mwilanya a salué la démarche de l’archevêque, le qualifiant de « digne Prince de l’Église ».
Selon lui, Mgr Muteba n’a fait que remplir son rôle citoyen en se prononçant sur une question d’intérêt public.
« Les ressources minières de la RDC appartiennent à tous. Leur exploitation doit se faire avec prudence et en toute transparence », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une gestion responsable des richesses naturelles du pays.
Cette déclaration fait suite aux propos de Mgr Muteba, qui a accusé le gouvernement de compromettre les ressources minières nationales en signant un accord de longue durée avec les États-Unis, dans le but de renforcer sa position politique.
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a cependant démenti ces allégations, affirmant qu’il n’existe « ni accord de 99 ans, ni cession de ressources, ni atteinte à la souveraineté nationale ».
En prenant position, Néhémie Mwilanya rejoint les voix qui réclament plus de transparence dans la gestion des biens stratégiques du pays. Son soutien s’inscrit également dans un contexte où l’Église catholique se montre de plus en plus critique envers certaines décisions gouvernementales, notamment sur les questions de souveraineté économique et de reddition des comptes.
Cette controverse illustre les tensions persistantes entre le pouvoir exécutif et les institutions religieuses, dans un climat de méfiance accentué par les échéances politiques et les défis sécuritaires et économiques auxquels la RDC est confrontée.
✍🏽 Par Joël Tshimanga



