La République démocratique du Congo a officiellement pris ses fonctions, ce 1ᵉʳ janvier 2026, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour un mandat de deux ans (2026-2027).
Cette entrée marque le retour de la RDC au sein de l’organe onusien le plus stratégique, plus de quinze ans après sa dernière participation en 2010.
Élue en juin 2025 par l’Assemblée générale de l’ONU avec une large majorité de voix, la RDC rejoint ainsi une instance chargée du maintien de la paix et de la sécurité internationales, de la prévention et de la gestion des conflits, ainsi que de l’adoption de résolutions à portée mondiale.
À travers cette présence diplomatique renforcée, Kinshasa affiche son ambition de jouer un rôle actif dans les débats internationaux, en particulier sur les questions africaines.
Les autorités congolaises entendent notamment porter les préoccupations liées à la sécurité régionale, à la lutte contre le terrorisme, au respect du droit international et à la réforme du multilatéralisme.
La RDC compte également utiliser cette tribune pour faire entendre la voix du continent africain et celle des populations confrontées aux conflits armés, tout en défendant ses intérêts stratégiques nationaux.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans l’Est du pays, où opèrent des groupes armés soutenus de l’extérieur, défi majeur pour la paix et la souveraineté nationale.
Pour le mandat 2026-2027, la RDC siégera aux côtés de quatre autres États élus membres non permanents : le Danemark, la Grèce, le Panama et le Koweït.
✍🏽 Par Joël T.



