Ce 2 janvier 2026, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, la population s’est mobilisée d’une seule voix pour exiger le départ immédiat des combattants de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise, selon les autorités congolaises et plusieurs sources concordantes.
Cette mobilisation citoyenne, décrite comme légitime et pacifique, a été brutalement réprimée, provoquant une vive onde de choc au sein de la population locale.
D’après plusieurs témoignages relayés sur les réseaux sociaux et recueillis sur place, des arrestations massives seraient en cours, tandis que de nombreux corps sans vie auraient été découverts dans différents quartiers de la ville.
Ces événements ont plongé Goma dans un climat de peur généralisée, marqué par le choc, l’angoisse et une profonde indignation face à une violence jugée inacceptable par de nombreux habitants.
La population civile, déjà éprouvée par des années d’insécurité, se retrouve une nouvelle fois exposée à des exactions dans un contexte de forte tension sécuritaire.
Dans la cité voisine de Sake, la situation demeure également préoccupante.
Plusieurs jeunes sont toujours portés disparus depuis des manifestations organisées en décembre dernier contre l’occupation de certaines zones par les rebelles du M23.
Ces disparitions continuent d’alimenter l’inquiétude des familles et de la société civile.
Ces faits confirment une réalité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo : le rejet profond et massif de toute occupation étrangère par la population congolaise, lasse des violences, des déplacements forcés et des atteintes répétées à sa dignité.
Malgré la répression, la population continue de faire entendre sa voix, exprimant son attachement à la souveraineté nationale et à la paix.
De nombreux observateurs rappellent que la contrainte et la peur ne sauraient fonder ni légitimité ni adhésion, et appellent à la protection urgente des civils ainsi qu’au respect des libertés fondamentales.
La solidarité s’organise autour des victimes et des familles endeuillées, tandis que l’exigence d’un retrait effectif des forces étrangères et des groupes armés du territoire congolais demeure au cœur des revendications populaires.
✍🏽 par Joël T.



