Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, se montre optimiste quant à la capacité de la République démocratique du Congo à renforcer durablement ses recettes internes sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Selon lui, le pays pourrait atteindre, pour la première fois de son histoire, le seuil de 18 milliards de dollars américains de recettes propres avant la fin du mandat présidentiel en cours.
Dans un entretien accordé à l’Agence congolaise de presse (ACP), Adolphe Muzito a rappelé les progrès significatifs réalisés entre 2020 et 2025, période au cours de laquelle le budget financé par les ressources internes a été multiplié par trois.
Une performance qu’il attribue notamment à l’amélioration progressive des mécanismes de mobilisation et de collecte des recettes publiques.
Pour les trois prochaines années, soit de 2026 à 2028, le vice-Premier ministre anticipe une dynamique de croissance soutenue.
D’après ses projections, le budget national pourrait presque doubler pour atteindre les 18 milliards de dollars, un objectif qu’il juge réaliste au regard des tendances budgétaires actuelles.
Adolphe Muzito précise que ces prévisions reposent sur des données économiques solides et une analyse rigoureuse des performances récentes des finances publiques.
Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit nullement de spéculations, mais d’une anticipation prudente et fondée de l’évolution budgétaire du pays.
Ces estimations n’intègrent pas encore les investissements annoncés par les États-Unis.
Bien qu’aucun décaissement n’ait été enregistré à ce stade, le vice-Premier ministre estime que l’entrée effective de ces capitaux pourrait permettre de dépasser le cap des 18 milliards de dollars, tout en stimulant la croissance du PIB et en consolidant les finances de l’État.
Enfin, Adolphe Muzito a mis en avant l’impact attendu des réformes structurelles en cours, notamment l’instauration de la facture normalisée, destinée à renforcer la transparence et à optimiser le recouvrement des impôts et des droits de douane.
Dans cette perspective, l’exercice budgétaire 2026 est présenté comme une étape déterminante pour traduire ces réformes en retombées concrètes pour la population et contribuer aux efforts de stabilisation et de retour à la paix dans le pays.
*✍🏽 Par Joël T.*



