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Province éducationnelle du Kasaï 1 : la banque FINCA au cœur des manœuvre en complicité avec les autorités provinciales au détriment des enseignants

Les enseignants de la province éducationnelle de Kasaï 1 dénoncent de sérieux dysfonctionnements persistants dans le processus de paie, malgré le changement de banque payeuse.

Ils évoquent des manœuvres qu’ils estiment complices entre certaines autorités provinciales de l’éducation et des agents de la banque FINCA, au détriment des professionnels de la craie, au centre de la République démocratique du Congo.

Deux mois après le transfert de la paie des enseignants de Afriland First Bank vers FINCA, la colère ne faiblit pas au sein du personnel éducatif.

Le changement, présenté comme une solution aux retards et complications antérieurs, n’a visiblement pas produit les effets escomptés.

« Ce changement de banque n’est que figuratif. Les mêmes difficultés persistent.

Nous assistons à un véritable jeu de ping-pong entretenu entre les agents de FINCA et les autorités éducationnelles provinciales », témoigne un enseignant sous anonymat.

À l’origine, cette délocalisation de la paie faisait suite à une demande pressante des enseignants, excédés par les retards récurrents et les procédures complexes à Afriland.

Les autorités provinciales avaient alors décidé de confier cette responsabilité à FINCA, censée améliorer le système.

Sur le terrain, la situation reste pratiquement inchangée.

Les enseignants dénoncent des conditions humiliantes, marquées par de longues files d’attente et un traitement qu’ils qualifient d’inhumain.

« Chaque mois, nous sommes exposés au soleil comme des mendiants pour toucher notre propre salaire. Nous sommes fatigués des discours d’apaisement. Cette fois-ci, nous n’implorons plus, nous exigeons une solution rapide et concrète », s’indigne un autre enseignant.

Plusieurs sources syndicales évoquent également une absence d’initiatives visibles au niveau du ministère provincial de l’Éducation depuis l’entrée en fonction du nouveau ministre, Gérard Mundeke.

Les professionnels de la craie lui reprochent une gestion jugée trop bureaucratique, éloignée des réalités du terrain, contrairement à son prédécesseur une situation qu’ils considèrent comme un manque à gagner pour les enseignants.

Il convient de rappeler que lors de l’assemblée générale de l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle de Kasaï 1, tenue le lundi 5 janvier 2026, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment sur la gestion de la paie.

Des irrégularités à caractère juridique auraient également été relevées dans les procédures de paiement.

Face à l’absence de solutions concrètes, les enseignants menacent de durcir le ton si des mesures urgentes ne sont pas prises pour garantir une paie régulière, digne et conforme à la loi.

✍🏼 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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