Le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de resserrer l’encadrement de la communication gouvernementale sur les dossiers jugés sensibles.
Lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 9 janvier, le chef de l’État a formellement instruit les membres du gouvernement de s’abstenir de toute prise de parole publique relative à la défense, à la sécurité et à la diplomatie sans validation préalable.
Pour garantir l’unicité et la cohérence de la parole de l’État, un dispositif de coordination a été mis en place.
Celui-ci sera piloté conjointement par la Présidence de la République, la Primature et le ministère de la Communication et Médias, désormais chargés d’harmoniser toute communication officielle sur ces matières stratégiques.
Selon la Présidence, cette mesure vise à préserver l’unité de l’action gouvernementale, à prévenir les dérapages médiatiques et à éviter toute déclaration susceptible de porter atteinte à la sécurité nationale ou de provoquer des tensions diplomatiques.
Le chef de l’État a, en outre, averti que des sanctions pourraient être prises à l’encontre de tout membre du gouvernement qui s’écarterait de cette directive, soulignant que la rigueur et la discipline devront désormais prévaloir dans la gestion de la communication officielle.
Ce durcissement intervient dans un contexte régional et international particulièrement sensible, où chaque déclaration publique d’une autorité congolaise est susceptible d’avoir des répercussions majeures sur la stabilité du pays et ses relations extérieures.
✍🏼 Par Joël T.



