Le débat sur une possible révision de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo. Cette fois, le message du pouvoir se veut clair.
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a ouvertement affirmé l’intention de son camp politique de modifier la Loi fondamentale.
S’exprimant samedi lors d’une matinée politique organisée à la permanence du parti à Kinshasa, le dirigeant du parti présidentiel a appelé la population au calme tout en assumant clairement la démarche envisagée :
« Je vous le dis : soyez calmes. Nous allons toucher à cette Constitution », a-t-il déclaré devant les militants.
Pour Augustin Kabuya, considérer la Constitution comme un texte intouchable ne correspond pas à l’histoire politique congolaise. Il rappelle que plusieurs régimes ont déjà procédé à des révisions constitutionnelles.
Il cite notamment les réformes opérées sous Mobutu Sese Seko, qui avait modifié la Constitution à plusieurs reprises, ainsi que celles intervenues sous Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila.
Dans cette logique, le secrétaire général de l’UDPS s’interroge sur ce qui empêcherait aujourd’hui le pouvoir actuel d’engager une démarche similaire :
« Au nom de quel principe le régime de l’UDPS serait-il interdit de toucher à la Constitution ? », a-t-il lancé.
Ces déclarations relancent avec force un débat déjà sensible dans la classe politique et au sein de l’opinion publique, alors que la question d’une éventuelle révision constitutionnelle divise profondément les acteurs politiques en RDC.
✍🏽 Par Joël T.



